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Actualités - Chronologie

Irak Bagdad s'abstient de commenter officiellement la nomination de Hans Blix

L’Irak s’est abstenu hier de se prononcer officiellement sur la nomination de Hans Blix à la tête des inspecteurs de l’Onu mais un quotidien de Bagdad a estimé que sa désignation était un camouflet pour Washington. Le sous-secrétaire aux Affaires étrangères, M. Nizar Hamdoun, a expliqué que Bagdad avait des «réserves fondamentales» sur la résolution 1284 du Conseil de sécurité en vertu de laquelle M. Blix a été désigné à la tête de la Commission de contrôle, de vérification et d’inspection de l’Onu (UNMOVIC). «L’Irak n’entrera pas dans les détails (de cette nomination) car nous avons des réserves fondamentales sur la résolution 1284, sur les conditions qu’elle stipule et sur le manque de clarté du texte», a déclaré à Radio Monte-Carlo Moyen-Orient M. Hamdoun, ancien ambassadeur de l’Irak à l’Onu. «La question est plus profonde que la nomination de M. Blix à la tête de l’UNMOVIC, la question porte sur la résolution 1284 elle-même, et sur le manque de confiance entre l’Irak et le Conseil de sécurité en raison de la position des États-Unis et de la Grand-Bretagne et de leur hégémonie sur cette instance», a-t-il ajouté. Le Conseil de sécurité s’était divisé la semaine dernière après que la Russie, la France et la Chine eurent rejeté le Suédois Rolf Ekeus, proposé par le secrétaire général de l’Onu Kofi Annan et soutenu par les États-Unis. Ces trois pays estimaient que M. Ekeus, qui avait dirigé l’Unscom, prédécesseur de l’Unmovic, pendant sept ans, ne pouvait pas incarner une nouvelle politique vis-à-vis de Bagdad. L’Unmovic a été établie par la résolution 1284 du Conseil de sécurité, prévoyant que si l’Irak coopère pleinement avec les inspecteurs chargés de son désarmement, le Conseil pourra suspendre par période de 120 jours l’embargo économique en vigueur depuis 1990. À la question de savoir s’il y avait eu des contacts entre Bagdad d’un côté, Moscou, Paris et Pékin de l’autre au sujet de la candidature de M. Blix, M. Hamdoun a répondu par la négative. «Mais nos concertations sont permanentes avec ces trois pays», a-t-il dit. Le journal Babel, dirigé par Oudaï, fils aîné du président Saddam Hussein, a pour sa part estimé que la nomination de M. Blix a sûrement «déçu les espoirs de la secrétaire d’État américaine Madeleine Albright». Le quotidien a souligné que la nomination de M. Blix était intervenue «conformément à la volonté de la Russie, de la Chine et de la France, et de cette dernière en particulier, et contrairement à celle de l’Amérique qui n’a pas réussi à obtenir ce qu’elle voulait». C’est pourquoi, estime le journal, il n’est pas étonnant «que les Etats-Unis se montrent irrités par la mise à l’écart de leur employé Rolf Ekeus qui a rendu beaucoup de services d’espionnage à Washington et Tel-Aviv». L’ambassadeur irakien à l’Onu, Saïd Hassan, avait déclaré mercredi que l’Irak ne coopérerait pas avec l’UNMOVIC, mais il s’était gardé d’attaquer personnellement le nouveau chef des inspecteurs. «Ange ou démon, le nouveau président ne changera pas grand-chose au plan qui a été préparé par les États-Unis dans la résolution 1284», a dit M. Hassan. Hans Blix, 71 ans, un ancien ministre des Affaires étrangères de Suède, a dirigé de 1981 à 1997, l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), dont le siège est à Vienne.
L’Irak s’est abstenu hier de se prononcer officiellement sur la nomination de Hans Blix à la tête des inspecteurs de l’Onu mais un quotidien de Bagdad a estimé que sa désignation était un camouflet pour Washington. Le sous-secrétaire aux Affaires étrangères, M. Nizar Hamdoun, a expliqué que Bagdad avait des «réserves fondamentales» sur la résolution 1284 du Conseil de sécurité en vertu de laquelle M. Blix a été désigné à la tête de la Commission de contrôle, de vérification et d’inspection de l’Onu (UNMOVIC). «L’Irak n’entrera pas dans les détails (de cette nomination) car nous avons des réserves fondamentales sur la résolution 1284, sur les conditions qu’elle stipule et sur le manque de clarté du texte», a déclaré à Radio Monte-Carlo Moyen-Orient M. Hamdoun, ancien ambassadeur de l’Irak...