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Actualités - Chronologie

En gros plan Problèmes de la critique (suite et fin?)

Après avoir alimenté – et même suralimenté – les conversations (pas toutes, heureusement) d’une certaine intelligentsia très parisienne, la controverse cinéastes/critiques semble se dissiper, sinon vraiment disparaître. Jusqu’à une nouvelle «explosion», pas du tout improbable, du moins dans l’Hexagone (le débat en question ne datant pas d’aujourd’hui). Un bref rappel – avec renvoi à notre «Gros Plan» du 10 décembre dernier. C’est donc le réalisateur Patrice Leconte (Ridicule) qui avait déclenché la bagarre, appuyé (entre autres) par Bertrand Tavernier. Leur accusation, en gros: la critique se livre, souvent, à un assassinat prémédité du cinéma français. Les répliques n’ont pas manqué. Citons: «Trop fréquemment, les film français sont des exercices de narcissisme pour ceux qui les font. De masochisme pour ceux qui les regardent» (Michel Boujut, émission Cinéma, cinémas la télé). «Pour ma part, j’ai besoin de la critique, même quand elle est négative, car cela fait partie d’une relation» (Malik Chibane, cinéaste). Rappelons ici un mot cruel d’Oscar Wilde: «Quand on parle de nous, c’est terrible. Mais il y a pire: c’est quand on n’en parle pas». Sans quitter le sujet, sortons de l’Hexagone. Un historien américain du cinéma, Dudley Andrew, qui est aussi professeur dans une université US (il enseigne le cinéma et la littérature comparée) a eu quelques commentaires intéressants: «Aux États-Unis, la critique est dangereusement soumise aux liens des journaux avec la publicité (...) d’où des pressions énormes»... (par ailleurs) «l’audience de la critique en Amérique est extrêmement faible». Pour finir, retour à Paris. Il conviendrait aussi que les journalistes «spécialisés» fassent sérieusement leur travail. À propos de la Jeanne d’Arc de Luc Besson (encore elle!), on a pu lire dans un grand journal français que la mère de l’héroïne avait été violée par les soldats anglais! Un «détail», mais significatif. Alors, soyons sérieux, et restons-le. Si possible avec humour.
Après avoir alimenté – et même suralimenté – les conversations (pas toutes, heureusement) d’une certaine intelligentsia très parisienne, la controverse cinéastes/critiques semble se dissiper, sinon vraiment disparaître. Jusqu’à une nouvelle «explosion», pas du tout improbable, du moins dans l’Hexagone (le débat en question ne datant pas d’aujourd’hui). Un bref rappel – avec renvoi à notre «Gros Plan» du 10 décembre dernier. C’est donc le réalisateur Patrice Leconte (Ridicule) qui avait déclenché la bagarre, appuyé (entre autres) par Bertrand Tavernier. Leur accusation, en gros: la critique se livre, souvent, à un assassinat prémédité du cinéma français. Les répliques n’ont pas manqué. Citons: «Trop fréquemment, les film français sont des exercices de narcissisme pour ceux qui les font. De...