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Actualités - Chronologie

Société - Fumer pour le plaisir Cigarettes sur mesure

Une entreprise québécoise a mis au point un distributeur automatique fabriquant les cigarettes au goût du client, qui pourra lui-même choisir son tabac et son filtre et y rajouter éventuellement des essences naturelles. Cigaretterie Internationale, à l’origine de l’idée, l’a fait réaliser par la firme française Découflé, inventeur il y a plus de cent ans de la première machine à fabriquer des cigarettes. Le prototype a été industrialisé par SNC Technologie, une filiale de SNC Lavallin, et devrait apparaître sur le marché à l’automne prochain, soit cinq ans après le début des recherches. «Le client aura le choix au départ entre cinq tabacs différents, par exemple du doux canadien ou du corsé du Brésil», explique le président de la compagnie Gilbert Lord, 47 ans, un ancien consultant en marketing. Il précise que ses tabacs, 100 % naturel, sont «sans ajout de goudron et de nicotine», même s’ils en contiennent naturellement. La gamme de tabacs sera progressivement élargie. Une fois que le consommateur aura choisi la composition de ses cigarettes, la machine va hacher le tabac et y ajouter, s’il le souhaite, des essences naturelles, pomme, poire ou amaretto. Elle le glissera ensuite dans un tube en papier prolongé d’un filtre, le tout en moins de 4 minutes. Filtre biodégradable «Pour le même prix, le client peut opter pour le filtre ordinaire, qui contient de l’acétate, ou pour un filtre écologique, tout en papier, 40 % plus efficace et biodégradable», indique M. Lord. Au bout du compte, le consommateur obtient une boîte contenant 100 cigarettes, et un paquet pour les transporter par 20. Ultérieurement, on pourra les commander par 20. Selon M. Lord, les cigarettes standard – mais sans additifs chimiques – coûteront 20 % moins cher que les marques vendues en magasin. Celles faites avec un tabac «premium» vaudront 20 % plus cher et pour le «high premium», du tabac de très haut de gamme qui aura pu être vieilli, «il n’y aura pas de limite de prix, comme pour les grands cigares». «Les fumeurs de cigarette, dit M. Lord, sont des consommateurs compulsifs, qui n’apprécient pas vraiment le goût de ce qu’ils absorbent». Lui-même fumeur de cigare, il souhaite qu’ils aiment les tabacs pour ce qu’ils sont vraiment et qu’ils fument leur cigarette «personnalisée» non par accoutumance mais «pour le plaisir». L’investissement total a été de quelque 9 millions de dollars (6,2 M USD). Les premières machines seront installées à l’automne dans des épiceries ou des grandes surfaces au Canada et probablement aux États-Unis. M. Lord, qui a breveté son invention dans 40 pays, espère capter 10 à 20 % du marché canadien. Et pour se rallier l’entourage des fumeurs, M. Lord lancera en même temps un «filtreur de fumée de cigarette» et un cendrier qui, dit-il, avalera 95 % de la fumée.
Une entreprise québécoise a mis au point un distributeur automatique fabriquant les cigarettes au goût du client, qui pourra lui-même choisir son tabac et son filtre et y rajouter éventuellement des essences naturelles. Cigaretterie Internationale, à l’origine de l’idée, l’a fait réaliser par la firme française Découflé, inventeur il y a plus de cent ans de la première machine à fabriquer des cigarettes. Le prototype a été industrialisé par SNC Technologie, une filiale de SNC Lavallin, et devrait apparaître sur le marché à l’automne prochain, soit cinq ans après le début des recherches. «Le client aura le choix au départ entre cinq tabacs différents, par exemple du doux canadien ou du corsé du Brésil», explique le président de la compagnie Gilbert Lord, 47 ans, un ancien consultant en marketing. Il...