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Actualités - Chronologie

Des footballeuses irakiennes fourbissent leurs armes

Huit Irakiennes en pantalon noir s’entraînent d’arrache-pied à Bagdad avant de se mesurer fin janvier à Amman à leurs homologues de six pays arabes, outre l’équipe palestinienne, lors d’un tournoi de football féminin. Les huit footballeuses ont été sélectionnées parmi 24 Irakiennes, elles-mêmes choisies parmi des centaines de candidates de diverses provinces du pays, pour défendre le drapeau irakien, imprimé sur leur maillot. Ce sera la première fois depuis la fondation en 1950 de la Fédération irakienne de football (Fif) que des Irakiennes disputeront des matches internationaux de football. En outre, ce premier coup d’essai se déroulera sur un terrain étranger. En effet, depuis sa formation en mai dernier, la sélection nationale féminine de football n’a disputé aucun match, y compris à domicile. «La sélection n’a disputé aucun match de préparation. Elle va fourbir ses armes contre des sélections expérimentées. Ce ne sera pas facile», a déclaré à l’AFP l’entraîneur de la sélection Mohammed Abd es-Sahab. À Amman, l’Irak sera en lice du 29 janvier au 4 février avec la Jordanie, l’Égypte, l’Algérie, le Maroc, la Tunisie, la Libye et une équipe palestinienne, dans le cadre d’un tournoi de football à cinq. Soutien de Oudaï Saddam Hussein «En tant qu’Irakienne, je dois dire au monde entier que la femme irakienne n’est pas prisonnière de l’embargo (imposé à son pays par l’Onu depuis 1990). L’embargo a créé en moi une sorte de défi», a déclaré Khouloud Abdel Karim, étudiante à la faculté d’éducation physique et capitaine de l’équipe. «La mise sur pied d’une sélection féminine de football a été décidée après que la Fédération irakienne du sport féminin eut reçu des invitations de pays arabes et asiatiques à participer à des tournois de football féminins», a indiqué pour sa part la présidente de la fédération, Fatima al-Hachémi. La sélection a été formée grâce au soutien de Oudaï Saddam Hussein, fils aîné du chef de l’État irakien et président du Comité olympique irakien. «Malgré les différences biologiques entre les deux sexes, je ne vois pas pourquoi les femmes ne peuvent pas pratiquer le football, à l’instar des autres disciplines sportives», a-t-elle ajouté. Le volley-ball, le basket-ball ou le handball féminins sont reconnus depuis des dizaines d’années en Irak, à l’instar de plusieurs pays arabes. La plupart des provinces disposent aussi d’équipes féminines d’athlétisme, d’escrime, de judo, de karaté, de tennis de table, de tennis, de squash, d’haltérophilie et de natation. « Émules parmi la population » Certes, la plupart des provinces irakiennes disposent également depuis plusieurs années de clubs de football féminins et organisent des rencontres au niveau de chaque province, mais il n’existe pas en Irak de championnat national comme c’est le cas pour les footballeurs irakiens. «Depuis la formation de la sélection, le football féminin commence à faire des émules parmi la population», de confession aussi bien chrétienne que musulmane, a encore souligné Mme Hachémi. À l’instar de Mme Faézeh Hachémi, fille de l’ancien président iranien Ali Akbar Hachémi-Rafsandjani, en Iran, la présidente de la fédération irakienne du sport féminin joue un rôle actif en faveur de la promotion du sport parmi les femmes. Dans les autres pays conservateurs du Golfe, bon nombre de femmes commencent timidement à pratiquer les sports de compétition, sans toutefois remettre en cause les traditions. Pour ne pas briser les tabous islamiques, les épreuves se déroulent à huis clos, à l’abri des regards masculins.
Huit Irakiennes en pantalon noir s’entraînent d’arrache-pied à Bagdad avant de se mesurer fin janvier à Amman à leurs homologues de six pays arabes, outre l’équipe palestinienne, lors d’un tournoi de football féminin. Les huit footballeuses ont été sélectionnées parmi 24 Irakiennes, elles-mêmes choisies parmi des centaines de candidates de diverses provinces du pays, pour défendre le drapeau irakien, imprimé sur leur maillot. Ce sera la première fois depuis la fondation en 1950 de la Fédération irakienne de football (Fif) que des Irakiennes disputeront des matches internationaux de football. En outre, ce premier coup d’essai se déroulera sur un terrain étranger. En effet, depuis sa formation en mai dernier, la sélection nationale féminine de football n’a disputé aucun match, y compris à domicile. «La...