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Actualités - Chronologie

Programmes sociaux sensiblement différents pour les démocrates

Les deux seuls candidats à l’investiture démocrate, le vice-président Al Gore et l’ancien sénateur Bill Bradley, ont du mal à se distinguer au niveau de leurs programmes, opposant plutôt des styles et des personnalités différentes, estiment la plupart des analystes. M. Gore a fait campagne sur le bilan de l’administration Clinton depuis sept ans, notamment les succès économiques et l’ère de prospérité sans précédent dont bénéficient les États-Unis, et a insisté sur le «nouveau départ» qu’il entend donner au pays s’il est élu lors de l’élection présidentielle du 7 novembre. M. Bradley s’est pour sa part affiché à la gauche du Parti démocrate, a été très critique vis-à-vis du président Bill Clinton et de son administration et a appelé à une meilleure redistribution des richesses dans le pays. Les deux hommes ont ainsi proposé des programmes sociaux sensiblement différents notamment en matière de santé. M. Bradley a préconisé l’adoption d’un plan national de 60 milliards de dollars sur la santé et de remplacer le système actuel du «Medicaid» (aide fédérale aux plus pauvres) par un autre système, plus équitable. Selon le vice-président, qui a proposé un programme plus modeste, le plan de M. Brandley n’est pas économiquement viable et se ferait au détriment des plus pauvres et des minorités. Les deux hommes ont cependant souhaité à terme l’universalité de la couverture médicale. MM. Gore et Bradley ont également des positions légèrement différentes sur le contrôle des armes – M. Bradey est pour des limitations plus strictes –, l’éducation, la politique agricole ou encore le financement des campagnes. «J’ai une approche, une expérience et une philosophie différente», a affirmé M. Gore, en soulignant que la présidence n’était pas «un exercice académique». M. Bradley, qui a quitté le Sénat en 1996, a accusé pour sa part le vice-président de «vivre dans un bunker à Washington» et d’être déconnecté des réalités. L’élection présidentielle «n’est pas une question d’expérience, mais de leadership», a-t-il dit. En politique étrangère, M. Gore ne s’est logiquement pas démarqué de la diplomatie menée par l’actuelle Administration dont il fait partie, tandis que M. Bradley a affiché des positions plus critiques notamment sur la Russie. «Je pense que (notre politique russe) a été une occasion manquée. Nous aurions dû travailler plus dur à la réduction des armements stratégiques et nous devrions être très clairs pour condamner la guerre en Tchétchénie», a-t-il par exemple déclaré lors d’un récent débat télévisé dans l’Iowa.
Les deux seuls candidats à l’investiture démocrate, le vice-président Al Gore et l’ancien sénateur Bill Bradley, ont du mal à se distinguer au niveau de leurs programmes, opposant plutôt des styles et des personnalités différentes, estiment la plupart des analystes. M. Gore a fait campagne sur le bilan de l’administration Clinton depuis sept ans, notamment les succès économiques et l’ère de prospérité sans précédent dont bénéficient les États-Unis, et a insisté sur le «nouveau départ» qu’il entend donner au pays s’il est élu lors de l’élection présidentielle du 7 novembre. M. Bradley s’est pour sa part affiché à la gauche du Parti démocrate, a été très critique vis-à-vis du président Bill Clinton et de son administration et a appelé à une meilleure redistribution des richesses dans le...