Les souvenirs, comme les notions acquises, s’emmagasinent telles des marchandises dans les dépôts de la mémoire. Par quel chemin et selon quel processus? Une étude parue cet été dans la revue Nature, met en évidence le rôle de l’hippocampe dans la mémorisation. Située au centre du cerveau, cette minuscule structure cérébrale, évoquant la forme d’un animal marin dont elle porte le nom, constitue un véritable centre d’informations à mémoriser. C’est là, en effet, que sont déposés de façon transitoire les souvenirs, avant d’être lentement orientés vers les diverses régions du cortex cérébral, affectées dans l’établissement du répertoire des souvenirs anciens. L’équipe de chercheurs, qui est à l’origine de la découverte publiée, a en premier étudié le rôle capital mais fugitif de l’hippocampe, en utilisant des souris. En premier il leur fut enseigner de localiser, dans un labyrinthe, leur nourriture. En seconde étape, grâce à une méthode d’imagerie cérébrale, à l’aide d’un marqueur mesurant la consommation sanguine du cerveau, ils ont suivi l’activation des régions cervicales, lorsque la souris remémore le souvenir de l’apprentissage. Cinq jours après l’acquisition de cet apprentissage, l’animal fait appel à son hippocampe pour se remémorer ses connaissances. Vingt-cinq jours plus tard, à peine quelques structures de cortex s’activent. Ce qui indique que les souvenirs se réorganisent dans le temps et dans l’espace (spatio-temporel) assurant leur consolidation graduelle. Transposée chez l’homme, cette notion indiquerait que les souvenirs, en une première étape, sont stockés dans l’hippocampe durant trois à quatre ans, composant ce qu’on appellerait «la mémoire à court terme». Par la suite, ils sont relayés dans le cortex pour y constituer «la mémoire à long terme». Un argument en faveur de cette thèse serait le fait que les personnes atteintes de lésions de l’hippocampe souffrent d’une amnésie des souvenirs récents mais restent très performants dans le rappel des souvenirs anciens.
Les souvenirs, comme les notions acquises, s’emmagasinent telles des marchandises dans les dépôts de la mémoire. Par quel chemin et selon quel processus? Une étude parue cet été dans la revue Nature, met en évidence le rôle de l’hippocampe dans la mémorisation. Située au centre du cerveau, cette minuscule structure cérébrale, évoquant la forme d’un animal marin dont elle porte le nom, constitue un véritable centre d’informations à mémoriser. C’est là, en effet, que sont déposés de façon transitoire les souvenirs, avant d’être lentement orientés vers les diverses régions du cortex cérébral, affectées dans l’établissement du répertoire des souvenirs anciens. L’équipe de chercheurs, qui est à l’origine de la découverte publiée, a en premier étudié le rôle capital mais fugitif de...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.