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Actualités - Reportages

Allier beauté et impératifs économiques

L’ébauche du plan d’urbanisme mise au point par l’équipe de M. Jad Tabet pour la région de Jezzine – à la demande de la Direction générale de l’urbanisme – est axée sur trois points forts : ne pas toucher aux espaces verts ; préserver les espaces considérés comme «classés» par la tradition populaire ; et recommander un mode de construction qui puisse allier la beauté, l’esthétique et les impératifs économiques. Dans la région de Jezzine, plusieurs forêts de pins constituent une richesse touristique et économique indéniable. Avant le grand boom touristique au Mont-Liban, la localité de Jezzine avait déjà à son actif cinq hôtels et la ville de Saïda avait fait des villages de la région son point de chute privilégié, été comme hiver. Par ailleurs, les récoltes de pignons assurent aux différentes municipalités de la région des rentrées estimées à plusieurs centaines de millions de livres libanaises. Le plan d’urbanisme préparé par M. Jad Tabet et son équipe rend les espaces verts inviolables. Cette mesure concerne surtout, actuellement, les forêts de Bkassine et de Homsieh. Dorénavant, personne ne sera tenté de porter atteinte à ces espaces en accordant des licences de lotissement ou de construction au sein ou à la lisière de la zone en question. Déjà, la forêt de Bkassine – à l’initiative de certains habitants de la localité – avait été classée réserve nationale, ce qui a facilité la mesure prévue par le plan de M. Tabet. Mais le problème des secteurs qui revêtent jusqu’à présent un caractère agricole s’est révélé plus délicat à résoudre. Fallait-il sacrifier, en vue de l’expansion de la zone d’habitation, les terrains traditionnellement appelés «vignobles» (kroum en arabe) ou «bayader» (aire de battage du blé). Cette question a été longuement débattue et les urbanistes ont tranché pour la sauvegarde de ces terrains, quitte à ce que des solutions de rechange soient trouvées pour assurer une expansion équilibrée des villages concernés. La construction sur les terrains en question a donc été prohibée, au grand dam des propriétaires et de certains politiciens qui les soutiennent dans leur opposition au projet. Les urbanistes ont rétorqué à cette campagne en soulignant que tout terrain n’est pas constructible. Ils ajoutent à ce propos que toute personne qui se considérerait lésée pourrait s’adresser aux tribunaux administratifs pour indemnisation. Quant au secteur jouxtant la route allant de Roum à Jezzine, les urbanistes ont suggéré qu’il ne devrait pas être défiguré par une «marbellisation» qui réduirait à néant le joli panorama des grands espaces verts des forêts. Dernière interdiction décrétée par le projet : les carrières. Elles ont été prohibées dans la région, ce qui n’est pas négligeable. Reste le genre de constructions proposées par le plan d’urbanisme. Parallèlement à la solution du problème de la classification des terrains, les urbanistes avaient à régler aussi le problème des constructions, celles-ci ne pouvant être laissées à l’arbitraire des petits entrepreneurs qui, dans la plupart des villages, ont souvent tendance à s’ériger en architectes et en ingénieurs. La solution choisie par l’équipe d’urbanistes est appelée «toitures vertes». Toute nouvelle maison devra désormais être dotée, non plus d’une couverture de tuiles rouges (particulièrement coûteuses), mais plutôt d’une vigne verte sur le toit. D’où l’appellation «toiture verte». Cette solution permettra d’intégrer les constructions dans leur contexte naturel vert, sans compter qu’elle évitera aux propriétaires les frais d’une toiture (coûteuse) en tuiles rouges.
L’ébauche du plan d’urbanisme mise au point par l’équipe de M. Jad Tabet pour la région de Jezzine – à la demande de la Direction générale de l’urbanisme – est axée sur trois points forts : ne pas toucher aux espaces verts ; préserver les espaces considérés comme «classés» par la tradition populaire ; et recommander un mode de construction qui puisse allier la beauté, l’esthétique et les impératifs économiques. Dans la région de Jezzine, plusieurs forêts de pins constituent une richesse touristique et économique indéniable. Avant le grand boom touristique au Mont-Liban, la localité de Jezzine avait déjà à son actif cinq hôtels et la ville de Saïda avait fait des villages de la région son point de chute privilégié, été comme hiver. Par ailleurs, les récoltes de pignons assurent aux...