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Actualités - Chronologie

Eggplant ou aubergine ?

Après des décennies de mépris, l’anglais Amérique du Nord semble avoir gagné en Grande-Bretagne la bataille de la langue face aux gardiens du temple oxfordien. Pour la première fois, Robert Allen, responsable éditorial du très respecté dictionnaire de poche Fowler de l’anglais moderne, estime que les américanismes contribuent à enrichir la langue anglaise. «Il est linguistiquement faux et historiquement injustifié de considérer comme obligatoirement dommageable l’influence américaine sur l’anglais», a estimé Robert Allen en présentant la nouvelle édition du dictionnaire. «Les échanges de part et d’autre (de l’Atlantique) ont enrichi les deux pays», a-t-il souligné, en faisant remarquer que l’apport de l’anglais de Grande-Bretagne dans l’américain reste également important. Robert Allen rappelle notamment que les Américains ont adopté ces dernières décennies plusieurs exemples de l’idiome anglais, comme «gay» (homosexuel) ou «miniskirt» (mini-jupe). Mais les américanismes ont eux aussi fait leur chemin. Ainsi, eggplant (aubergine) traite d’égal à égal avec son homologue anglais aubergine, de même que diapers (couches) avec nappies ou encore fries (frites) avec chips. Dans un autre registre, Allen note – en la dénonçant – l’influence grandissante des euphémismes dans la langue anglaise, où le «politiquement correct» triomphe. «Les euphémismes sont aussi anciens que la langue, mais ils servent désormais de plus en plus à cacher la réalité et la vérité. Décrire les chômeurs comme des “demandeurs d’emploi” relève de la manipulation de la langue», souligne-t-il.
Après des décennies de mépris, l’anglais Amérique du Nord semble avoir gagné en Grande-Bretagne la bataille de la langue face aux gardiens du temple oxfordien. Pour la première fois, Robert Allen, responsable éditorial du très respecté dictionnaire de poche Fowler de l’anglais moderne, estime que les américanismes contribuent à enrichir la langue anglaise. «Il est linguistiquement faux et historiquement injustifié de considérer comme obligatoirement dommageable l’influence américaine sur l’anglais», a estimé Robert Allen en présentant la nouvelle édition du dictionnaire. «Les échanges de part et d’autre (de l’Atlantique) ont enrichi les deux pays», a-t-il souligné, en faisant remarquer que l’apport de l’anglais de Grande-Bretagne dans l’américain reste également important. Robert Allen rappelle...