L’ancien maire réformateur de Téhéran, Gholamhossein Karbastchi, emprisonné pour corruption depuis le 6 mai 1999, va être libéré le 11 février prochain, jour anniversaire de la victoire de la révolution islamique, affirmaient hier plusieurs journaux iraniens. «Suite à une intervention de l’ancien président Ali Akbar Hachémi-Rafsandjani, M. Karbastchi a déposé une demande de grâce auprès du guide (l’ayatollah Ali Khamenei), qui a donné son accord», affirme le quotidien Sobhé-emrouz (réformateur). De son côté, le quotidien Asr-é-azadegan assure que l’ancien maire de Téhéran a écrit au guide et que, «selon des personnalités politiques haut placées», il serait effectivement libéré «le 22 bahman», soit le 11 février dans le calendrier iranien, qui donne lieu chaque année à des grâces accordées par le guide de la République islamique. «Il y a discussion au plus haut niveau sur sa libération. Karbatschi a écrit au guide, et il pourrait reprendre ses activités politiques de secrétaire général du Parti de la construction (réformateur) et participer à la campagne électorale» pour les élections du 18 février, ajoute le journal, qui cite «des personnalités politiques haut placées». De très nombreuses personnalités ont demandé depuis le mois de mai la libération de l’ancien maire de Téhéran, qui purge une peine de deux ans de prison fermes et dix ans d’interdiction de toute fonction publique. Il a été condamné pour corruption, notamment pour des projets immobiliers contestés. De la prison d’Evine, il a démissionné en août dernier de la direction du quotidien de la municipalité, Hamchari, qu’il avait fondé en 1992. Gouverneur d’Ispahan puis maire de Téhéran après la victoire de M. Rafsandjani à l’élection présidentielle de 1989, M. Karbastchi s’est beaucoup impliqué dans son soutien à Mohammad Khatami lors de l’élection de 1997. Il avait rejeté toute les accusations portées contre lui, les considérant comme «politiques». M. Karbastchi est, comme l’ancien ministre de l’Intérieur Abdollah Nouri qui purge une peine de cinq ans de prison pour «propagande anti-islamique» et qui est également proche de M. Khatami, une des «bêtes noires» des conservateurs.
L’ancien maire réformateur de Téhéran, Gholamhossein Karbastchi, emprisonné pour corruption depuis le 6 mai 1999, va être libéré le 11 février prochain, jour anniversaire de la victoire de la révolution islamique, affirmaient hier plusieurs journaux iraniens. «Suite à une intervention de l’ancien président Ali Akbar Hachémi-Rafsandjani, M. Karbastchi a déposé une demande de grâce auprès du guide (l’ayatollah Ali Khamenei), qui a donné son accord», affirme le quotidien Sobhé-emrouz (réformateur). De son côté, le quotidien Asr-é-azadegan assure que l’ancien maire de Téhéran a écrit au guide et que, «selon des personnalités politiques haut placées», il serait effectivement libéré «le 22 bahman», soit le 11 février dans le calendrier iranien, qui donne lieu chaque année à des grâces accordées...
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