Le projet de collecte d’une base de données sur les mères et leurs bébés se base sur des questionnaires soumis aux patientes dans les hôpitaux inclus dans le NCPNN. Leurs objectifs ultimes sont l’amélioration de la qualité des soins, la réduction de leur coût et la recherche. Ces questionnaires insistent sur un certain nombre de points : – La mère : statut socio-économique, soins durant la grossesse, éventuelles complications durant la grossesse ou durant l’accouchement, échographie, consommation de médicaments, accouchement normal ou par césarienne, dernière grossesse (et espaces entre elles), statut marital, éventuels liens de parenté avec le père, éducation, travail (de la mère et du père), tabagisme. – Les dépenses : possibilité de réduire le coût des traitements avec la coopération des hôpitaux, ce qui présenterait de l’intérêt pour tout le monde (patient, assurances, établissement...) – Les types d’assurances : gouvernementale ou privée. – Le nouveau-né : nourriture, taux de jaunisse à la naissance, vaccins... – Le suivi : le numéro des parents est noté et le premier contact s’effectue un mois après la naissance. Les parents acceptent-ils facilement l’idée du suivi ? «Ils apprécient considérablement l’intérêt que nous portons à leur enfant», précise le Dr Yunis. Pourquoi ce suivi est-il effectué ? «Les soins médicaux ont connu une révolution ces dernières années, explique-t-il. On a tendance à rester le moins possible à l’hôpital. Au Liban, les patients sont en train d’écourter leur séjour à l’hôpital car ils ne peuvent payer une facture plus lourde. Or, il existe beaucoup de problèmes médicaux qui peuvent se manifester chez le bébé lors de la première semaine». Il poursuit : «Il est par conséquent important pour nous de savoir si cette sortie précoce affecte le bébé du point de vue sanitaire. Au niveau du coût, il faut préciser qu’au cas où l’enfant doit réintégrer l’hôpital, les soins qui lui sont prodigués deviennent plus chers que si sa maladie avait été découverte précocement. L’un des paramètres à explorer est celui de savoir si on peut limiter le nombre de tests tout en assurant la même qualité de soins». Le second suivi a lieu un an après la naissance. «Ces suivis nous donnent une idée précise du taux de mortalité et de morbidité», ajoute le Dr Yunis. Par ailleurs, le questionnaire soumis aux mères ayant des bébés aux soins intensifs est beaucoup plus fourni, surtout s’il s’agit de naissances prématurées. «Nous examinons le taux de survie des enfants selon des catégories délimitées par leur poids à la naissance», dit-il.
Le projet de collecte d’une base de données sur les mères et leurs bébés se base sur des questionnaires soumis aux patientes dans les hôpitaux inclus dans le NCPNN. Leurs objectifs ultimes sont l’amélioration de la qualité des soins, la réduction de leur coût et la recherche. Ces questionnaires insistent sur un certain nombre de points : – La mère : statut socio-économique, soins durant la grossesse, éventuelles complications durant la grossesse ou durant l’accouchement, échographie, consommation de médicaments, accouchement normal ou par césarienne, dernière grossesse (et espaces entre elles), statut marital, éventuels liens de parenté avec le père, éducation, travail (de la mère et du père), tabagisme. – Les dépenses : possibilité de réduire le coût des traitements avec la coopération des...
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