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Actualités - Chronologie

Liga L'Espagne, parent pauvre sur le mercato

Les clubs espagnols ont pour la première fois vendu davantage de joueurs qu’ils n’en ont achetés sur le «mercato» d’hiver, qui a clôturé lundi à minuit, après les surenchères des années précédentes. Est-ce un signe d’essoufflement financier ? La Liga, jadis appelée «des Étoiles», quand Ronaldo jouait au Barça, Suker et Mijatovic au Real Madrid et Romario à Valence, apparaît même comme un parent pauvre du football européen par rapport aux largesses du Calcio. Les clubs italiens ont d’ailleurs effectué des dépenses somptuaires sur le marché espagnol. Les seuls transferts du Néerlandais Clarence Seedorf (Real Madrid) vers l’Inter Milan (24 millions d’euros), de José Mari Romero et José Antonio Chamot (Athlético Madrid) vers le Milan AC (20 et 4,2 millions d’euros) ont représenté un coût supérieur aux investissements des 20 clubs de la Liga. Seule l’arrivée du Japonais Shoji Jo (ex-Yokohama Marinos), à Valladolid, a fait la une des journaux sportifs, qui ont mis autant, voire davantage, l’accent sur l’origine de l’attaquant, le premier nippon à jouer en D1 espagnole, que sur sa technique et sa rapidité. L’année dernière, les mêmes journaux faisaient leurs choux gras de l’arrivée des frères Franck et Ronald de Boer à Barcelone, moyennant 19,2 millions d’euros à l’Ajax d’Amsterdam. À l’hiver 1998, le Real Madrid pouvait enfin présenter le Français Christian Karembeu (ex-Sampdoria), objet de tous ses désirs pendant de longs mois, et engager le Brésilien Savio Bortolini, un authentique «crack» dans le dribble et la finition. En matière de recrutement hivernal, la Liga avait écrit ses pages d’or en 1997 avec l’arrivée au Real de Christian Panucci (reparti depuis à l’Inter Milan), du Brésilien Bebeto à Séville ou de l’Argentin Ariel Burrito Ortega à Valence. À l’époque, l’explosion des ventes des droits de retransmission TV permettait aux clubs de dépenser sans compter sur le marché international, qui ne connaissait plus de frontières en Europe grâce à l’arrêt Bosman. Joueurs prêtés Abandonnant la politique du vedettariat, et retrouvant le sens du calcul malgré des contrats TV toujours en vigueur, les clubs espagnols n’ont engagé que des joueurs venus de loin, des promesses ou de bons seconds couteaux, qui ont un seul point en commun : leur valeur marchande n’est pas trop élevée. Les équipes ont souvent emprunté les joueurs pour se renforcer à moindre coût et tester leurs nouvelles recrues : Shoji Jo a été ainsi cédé à Valladolid, le jeune Français Djamel Belmadi (OM) prêté au Celta Vigo, l’Anglais Mark Draper (Aston Villa) au Rayo Vallecano, tandis que Séville se réserve une option d’achat sur le gardien norvégien Frode Olsen. Une seule équipe a fait exception à la règle : la Real Sociedad de San Sebastian, en position difficile à la 18e place, a dépensé neuf millions d’euros pour sauver sa place en D1, en recrutant notamment le Russe Dimitri Kholkhov (PSV Eindhoven) et le Lituanien Edgaras Jankauskas (Bruges). Le Real et le Barça, les deux grands d’Espagne, n’ont engagé personne. Le Real, qui avait mis sur la table 33 millions d’euros pour faire venir d’Arsenal l’attaquant français Nicolas Anelka l’été dernier, préfère sans doute attendre un retour sur investissement. Surtout avec sa dette astronomique, évaluée par les médias espagnols à 180 millions d’euros. Signe des temps, l’Athlético a profité du mercato pour se renflouer à un moment opportun pour le club, placé sous administration judiciaire en raison des malversations présumées de son ex-président Jesus Gil y Gil.
Les clubs espagnols ont pour la première fois vendu davantage de joueurs qu’ils n’en ont achetés sur le «mercato» d’hiver, qui a clôturé lundi à minuit, après les surenchères des années précédentes. Est-ce un signe d’essoufflement financier ? La Liga, jadis appelée «des Étoiles», quand Ronaldo jouait au Barça, Suker et Mijatovic au Real Madrid et Romario à Valence, apparaît même comme un parent pauvre du football européen par rapport aux largesses du Calcio. Les clubs italiens ont d’ailleurs effectué des dépenses somptuaires sur le marché espagnol. Les seuls transferts du Néerlandais Clarence Seedorf (Real Madrid) vers l’Inter Milan (24 millions d’euros), de José Mari Romero et José Antonio Chamot (Athlético Madrid) vers le Milan AC (20 et 4,2 millions d’euros) ont représenté un coût...