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Actualités - Chronologie

Le mystère indéchiffrable de la migraine

L’origine de la migraine demeure mystérieuse, en dépit des progrès réalisés, et il est impératif d’élucider l’ensemble des mécanismes impliqués dans les crises et de déterminer les facteurs génétiques à l’origine de cette affection. «Il est essentiel d’identifier les gènes – peut-être très nombreux – de la migraine et d’élucider les mécanismes par lesquels les mutations peuvent conduire aux différents profils migraineux», selon les experts rassemblés à la demande de l’Institut français national de la santé et de la recherche médicale (Inserm). Selon la vingtaine de spécialistes qui viennent de publier une expertise collective, ces études pourraient aboutir à une meilleure compréhension de la maladie et peut-être à des traitements. Déjà, des travaux ont débuté sur une forme rare, la migraine hémiplégique familiale, dans laquelle on sait que trois gènes au moins sont impliqués. Dans ce contexte, les spécialistes soulignent que les malades doivent être informés de l’existence de traitements efficaces pour les soulager et améliorer leur qualité de vie, mais aussi de l’absence de traitement curatif efficace. Ils insistent aussi sur le fait que trop souvent sont prescrits des examens inutiles (scanner, doppler, IRM, électroencéphalogramme) alors que, «dans l’immense majorité des cas, le diagnostic de la migraine ne pose aucune difficulté». Dans le traitement des crises, la nouveauté des dix dernières années a été l’apparition d’une nouvelle classe de médicaments, les «triptans». Premier sorti, par les laboratoires Glaxo Wellcome, le sumatriptan (nom commercial: Imigrane) a fait son apparition sous forme injectable en 1994. En 1998, à quelques mois d’intervalles, deux nouveaux triptans ont été mis à la disposition des malades. Un autre triptan, le rizatriptan (Maxalt de son nom commercial) ne sera probablement pas disponible avant l’année prochaine. Ces nouveaux médicaments viennent s’ajouter, sans les supplanter, aux trois autres grandes classes de médicaments antimigraine (antalgiques, anti-inflammatoires non stéroïdiens, dérivés de l’ergot de seigle). En dépit de l’importance de cet arsenal thérapeutique, la migraine reste une affection «sous-diagnostiquée, non prise au sérieux, mal soignée et peu enseignée», souligne le Pr Bousser, directrice du colloque. Selon les experts de l’Inserm, la moitié des malades – convaincus de l’absence de traitement efficace – ne consultent jamais de médecin et recourent à une automédication désordonnée. Quant aux médecins, regrettent-ils, ils ont souvent une attitude «défaitiste» devant cette affection. Avouons que cette attitude n’est que le résultat du fait qu’aucune réponse définitive et nul traitement efficace durable ne sont opposés au casse-tête du mal de tête!
L’origine de la migraine demeure mystérieuse, en dépit des progrès réalisés, et il est impératif d’élucider l’ensemble des mécanismes impliqués dans les crises et de déterminer les facteurs génétiques à l’origine de cette affection. «Il est essentiel d’identifier les gènes – peut-être très nombreux – de la migraine et d’élucider les mécanismes par lesquels les mutations peuvent conduire aux différents profils migraineux», selon les experts rassemblés à la demande de l’Institut français national de la santé et de la recherche médicale (Inserm). Selon la vingtaine de spécialistes qui viennent de publier une expertise collective, ces études pourraient aboutir à une meilleure compréhension de la maladie et peut-être à des traitements. Déjà, des travaux ont débuté sur une forme rare, la...