Chaque fois qu’on tente de l’écarter, il revient à toutes jambes! Le pantalon reste l’article base à la ville comme aux champs. Avec des hauts et des bas, certes, mais il ne quitte pas la scène, même si les collections réduisent au minimum sa participation à l’inspiration créatrice. Les femmes, elles, le plébiscitent et elles sont rares, très rares, celles dont l’armoire ne compte, ne serait-ce qu’un ou deux exemplaires de ce vêtement culte. À l’origine de cet engouement: la recherche du confort. Les femmes ne peuvent plus se passer de l’aisance apportée par ce vêtement, conforme à la vie actuelle. Ce qui n’empêche nullement les créateurs de rechercher de nouvelles formes, de nouvelles matières, de nouveaux traitements: stretch, bi-extensibles, caleçon, à pinces, droit, trompette et autres, sans compter la diversité des matières dans lesquelles ils sont taillés. Avec le temps, le pantalon gagne tous les créneaux d’âge et de condition sociale. Une des responsables d’un grand établissement libanais, ayant des succursales à Tripoli, Saïda et Aley, est catégorique: «Certaines femmes qui ne mettaient jamais de pantalon en portent aujourd’hui. À pinces ou sans pinces, droit ou rond, elles s’y mettent presque toutes...», affirme-t-elle. Le pantalon, en effet, a cessé d’être un phénomène de mode, il est devenu un élément évident, essentiel... «Jamais sans mon Joseph» On aurait tort de conclure que les ventes étant assurées et la gamme des variations, tout compte fait, limitée, il ne peut y avoir de création diversifiée autour de ce thème. Gérard Darel, la marque «jeunes» grand public, propose 20 à 30 coupes différentes chaque année. Patricia Haddad, styliste de la marque française LM Lulu, affirme que tout est dans le détail. «La forme trompette par exemple peut rester de base, mais ce bas évasé change de dimension. Il rétrécit ou s’élargit afin de permettre aux nouveaux modèles de chaussures ou de boots de se glisser sous le pantalon». Mais le pantalon «culte», le «N°5» de toutes les gammes, aussi immortel que le parfum de Coco Chanel, est le pantalon «Jospeh». À quelques variations particulièrement commerciales, ce fameux modèle, légèrement décalé sur une taille basse et un bas à peine évasé, se place depuis quelques années à la tête des ventes de l’Union européenne. Produit initialement par l’enseigne britannique Joseph, qui l’a décliné très largement dans ses collections, il a fini par devenir un classique, un peu mythique du genre. La spécialiste du pantalon, cependant, Irène van Ryb, reconnue internationalement comme telle, insiste sur le fait qu’en réalité ce sont les stylistes de Dolce et Gabana qui ont lancé ce modèle, mais Joseph a su en faire un best-seller et leur ravir ainsi la performance...
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Chaque fois qu’on tente de l’écarter, il revient à toutes jambes! Le pantalon reste l’article base à la ville comme aux champs. Avec des hauts et des bas, certes, mais il ne quitte pas la scène, même si les collections réduisent au minimum sa participation à l’inspiration créatrice. Les femmes, elles, le plébiscitent et elles sont rares, très rares, celles dont l’armoire ne compte, ne serait-ce qu’un ou deux exemplaires de ce vêtement culte. À l’origine de cet engouement: la recherche du confort. Les femmes ne peuvent plus se passer de l’aisance apportée par ce vêtement, conforme à la vie actuelle. Ce qui n’empêche nullement les créateurs de rechercher de nouvelles formes, de nouvelles matières, de nouveaux traitements: stretch, bi-extensibles, caleçon, à pinces, droit, trompette et autres, sans...