Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Chirurgie Infection et douleur

La douleur, en provoquant une constriction des petits vaisseaux sanguins, entraîne la diminution de l’apport sanguin et, en conséquence, l’oxygénation des tissus. À partir de cette constatation, une équipe de chirurgiens autrichiens, sous la direction du Dr O. Akça, a réalisé une expérience inédite. Estimant qu’en agissant efficacement contre la douleur consécutive à une intervention chirurgicale on pourrait réduire le risque d’infection, l’équipe autrichienne a sélectionné trente patients adultes opérés du genou. Les trente patients en question ont subi tous la même anesthésie et reçu le même traitement antalgique (contre la douleur). Chez certains d’entre eux, le traitement local a été complété par l’administration d’un anesthésique appliqué dans l’articulation opérée. Une heure après l’intervention, les chercheurs ont mesuré le niveau d’oxygénation de la peau des opérés. Cet examen, renouvelé à plusieurs reprises, a été complété par l’évaluation de la douleur personnelle des malades par eux-mêmes sur une échelle analogique visuelle. Ceci permit de constater une meilleure oxygénation cutanée auprès de ceux qui souffraient le moins. Explication : la douleur ressert les petits vaisseaux sanguins réduisant l’apport sanguin et l’oxygénation des tissus. Mais cette action entrave en même temps l’arrivée des globules blancs dont le rôle consiste à lutter contre l’infection. En évitant donc aux opérés de souffrir inutilement, les chirurgiens ont pu diminuer la possibilité d’une infection locale. C’est le journal médical Lancet qui a publié en premier le compte-rendu de cette importante avancée.
La douleur, en provoquant une constriction des petits vaisseaux sanguins, entraîne la diminution de l’apport sanguin et, en conséquence, l’oxygénation des tissus. À partir de cette constatation, une équipe de chirurgiens autrichiens, sous la direction du Dr O. Akça, a réalisé une expérience inédite. Estimant qu’en agissant efficacement contre la douleur consécutive à une intervention chirurgicale on pourrait réduire le risque d’infection, l’équipe autrichienne a sélectionné trente patients adultes opérés du genou. Les trente patients en question ont subi tous la même anesthésie et reçu le même traitement antalgique (contre la douleur). Chez certains d’entre eux, le traitement local a été complété par l’administration d’un anesthésique appliqué dans l’articulation opérée. Une heure après...