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Actualités - Chronologie

Archéologie - Découverte d'une épître aux Hébreux Saint Paul dans le texte

Le plus ancien fragment de l’épître de saint Paul aux Hébreux, un texte vieux de 1 900 ans, a été découvert dans la collection de papyrus de la bibliothèque nationale à Vienne, a annoncé l’établissement. Ce papyrus porte un fragment en grec de l’épître, écrite il y a 1 900 ans, et pourrait lui-même être vieux de 1 500 ans, a précisé le chercheur grec qui l’a découvert, Amphilochios Papathomas. «Il devrait remonter au VIe peut pas être plus jeune que cela», a-t-il assuré. «Les manuscrits les plus anciens de l’épître aux Hébreux retrouvés jusqu’à présent dataient du IXe ou Xe siècle», a pour sa part indiqué le directeur de la collection de papyrus, Hermann Harrauer. Ce papyrus «avait été acheté parmi beaucoup d’autres en 1883 sur un marché du Caire par un marchand d’antiquités autrichien qui les a rapportés à Vienne», a-t-il expliqué. L’élégance de l’écriture a éveillé l’intérêt du Grec de 30 ans, qui a identifié le fragment grâce à des moyens électroniques il y a trois mois, a-t-il expliqué. Selon M. Papathomas, cette découverte est «d’une importance significative» parce que «le texte confirme que nos connaissances sur l’épître de saint Paul sont justes». «Certaines formulations sont différentes mais le contenu est le même», a-t-il certifié, expliquant que la plupart des plus anciens manuscrits relatifs à l’épître de saint Paul remontaient au Moyen Âge. Le papyrus écrit en recto verso comprend une partie issue du deuxième chapitre de la lettre et une autre du troisième chapitre, a-t-il indiqué. L’extrait métaphorique évoque la construction d’une maison et rappelle que le plus important n’est pas la maison en elle-même, mais l’homme qui l’a construite, a-t-il résumé. L’écriture dont les lettres sont de huit millimètres de haut, est «très soigneuse et très agréable à lire», a confirmé M. Harrauer, expliquant qu’à l’époque l’encre était composée de cendre, de gomme d’arabique et d’eau. «Il ne sera pas possible de déterminer si l’écriture est féminine ou masculine, mais on peut supposer que le rédacteur était un homme», a-t-il ajouté. Le papyrus brun mis sous verre, qui est «dans un très bon état», a été présenté au public à la bibliothèque nationale hier vendredi et M. Harrauer espère le scanner sur l’Internet dès la semaine prochaine. Son découvreur, qui bénéficiait d’une bourse de deux ans à la bibliothèque nationale de Vienne, sera nommé professeur de papyrologie et de philologie classique à l’université de Nicosie le 1er février. La collection de papyrus de la bibliothèque nationale comprend 180 000 objets dont 60 000 papyrus grecs. Seuls 12 000 ont été à ce jour expertisés, les petits fragments rendant le travail d’identification très difficile.
Le plus ancien fragment de l’épître de saint Paul aux Hébreux, un texte vieux de 1 900 ans, a été découvert dans la collection de papyrus de la bibliothèque nationale à Vienne, a annoncé l’établissement. Ce papyrus porte un fragment en grec de l’épître, écrite il y a 1 900 ans, et pourrait lui-même être vieux de 1 500 ans, a précisé le chercheur grec qui l’a découvert, Amphilochios Papathomas. «Il devrait remonter au VIe peut pas être plus jeune que cela», a-t-il assuré. «Les manuscrits les plus anciens de l’épître aux Hébreux retrouvés jusqu’à présent dataient du IXe ou Xe siècle», a pour sa part indiqué le directeur de la collection de papyrus, Hermann Harrauer. Ce papyrus «avait été acheté parmi beaucoup d’autres en 1883 sur un marché du Caire par un marchand d’antiquités...