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Actualités - Reportages

Shepherdstow : une petite ville sans histoires ... chargée d'histoire

C’est, certes, une petite ville sans histoires, mais pas du tout sans «Histoire», disent fièrement ses habitants. Car si aujourd’hui Shepherdstown fait la une de la presse américaine, cette tranquille localité de 1 300 âmes a eu ses moments de gloire bien avant d’abriter les négociations israéliennes qui ont débuté le 3 janvier. C’est là, en effet, l’une des plus anciennes villes de la Virginie de l’Ouest. En 1762, elle avait pour nom Mecklenbert avant d’être rebaptisée Shepherdstown en 1798, du nom de son fondateur Thomas Sherpherd. Elle a été le point de départ de la légendaire Bee Line March, au cours de laquelle des volontaires sudistes ont accouru à Boston, à la rescousse de l’armée de George Washington. Ce dernier avait l’habitude de faire un crochet dans cette ville et sa famille possédait plusieurs maisons dans les parages. C’est là aussi qu’au temps de la guerre de Sécession, le général Lee envoya plus de 8 000 de ses soldats qui avaient été blessés durant la bataille d’Antiétam. La ville s’était ainsi transformée en hôpital temporaire. Dans les églises, on prie pour la paix Shepherdstown a été également le théâtre du premier essai de la navigation à vapeur réalisé par un inventeur nommée James Rumsey qui avait ainsi devancé de 20 ans Robert Fulton, auteur de la mise au point industrielle de la propulsion des navires par la vapeur (1807). Aujourd’hui, Shepherdstown possède un monument érigé à la mémoire de Rumsey sur le bord du fleuve Potomac. Située à 70 miles (112 kilomètres) de Washington, Shepherdstown est connue pour être tolérante et accueillante. Pour preuve, les calicots qui ornent aujourd’hui toutes ses rues et sur lesquels est inscrit le mot «paix» en anglais (peace), en arabe (salam) et en hébreu (shalom). Ses habitants qui sont incontestablement ravis de voir leur localité entrer dans l’histoire au même titre que Camp David, Wye River et autres Yalta ou Potsdam, y vont aussi de leurs vœux pour que les négociations en cours soient couronnées de succès. Ils se retrouvent tous les jours dans les onze églises pour des vigiles, et l’une de ces églises a organisé un service pour les non-chrétiens. Il y a aussi de l’excitation dans l’air. Le calme et le train-train habituel ont cédé la place à un intense va-et-vient, celui des services de l’ordre, quadruplé, des agents secrets, des convois des officiels, des courses folles des journalistes logés loin du site des négociations. Les habitants (pour la plupart des fonctionnaires retraités) ne sont pas dérangés par ce nouveau rythme de vie, qu’ils savent provisoire, Depuis quelques mois déjà, les touristes sont de plus en plus nombreux à privilégier ce site classé historique, qui a toutefois conservé son charme pittoresque et qui est encore un havre de quiétude sans compter sa proximité avec Washington. Autant d’attributs qui ont poussé les responsables américains à y réunir les deux parties invitées à œuvrer pour sceller une paix tant attendue.
C’est, certes, une petite ville sans histoires, mais pas du tout sans «Histoire», disent fièrement ses habitants. Car si aujourd’hui Shepherdstown fait la une de la presse américaine, cette tranquille localité de 1 300 âmes a eu ses moments de gloire bien avant d’abriter les négociations israéliennes qui ont débuté le 3 janvier. C’est là, en effet, l’une des plus anciennes villes de la Virginie de l’Ouest. En 1762, elle avait pour nom Mecklenbert avant d’être rebaptisée Shepherdstown en 1798, du nom de son fondateur Thomas Sherpherd. Elle a été le point de départ de la légendaire Bee Line March, au cours de laquelle des volontaires sudistes ont accouru à Boston, à la rescousse de l’armée de George Washington. Ce dernier avait l’habitude de faire un crochet dans cette ville et sa famille possédait...