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Actualités - Chronologie

Algérie L'Armée islamique du salut accepte de s'autodissoudre

L’Armée islamique du salut (AIS) s’autodissoudra aux termes d’un accord conclu hier avec l’armée, a annoncé la radio algérienne. «Un émissaire de l’armée nationale et de la soi-disant Armée islamique du salut sont parvenus à un accord sur la dissolution du mouvement et le retour de ses membres dans leur famille dès les vacances de l’Aïd», a ajouté la radio. La fête de l’Aïd al-Fitr se déroule le week-end prochain. Les deux parties sont aussi convenues de mesures techniques et matérielles, a encore dit la radio, sans autre précision. Les responsables du Front islamique du salut (FIS, interdit) en Algérie et à l’étranger n’ont pour l’instant pas réagi à l’annonce de cet accord, qui intervient au terme de deux jours de discussions secrètes à Jijel, à 350 km à l’est d’Alger, où sont basés les dirigeants de l’AIS. À quelques jours de l’expiration, le 13 janvier, d’une amnistie offerte par le président Abdelaziz Bouteflika, le FIS a annoncé lundi qu’il avait ordonné à sa branche armée la suspension d’un accord de démobilisation parce que les autorités n’en ont, selon lui, pas respecté les termes. Un haut responsable de la sécurité a précisé hier que la délégation gouvernementale aux discussions de Jijel était conduite par le général Smaan Lamari, directeur adjoint des renseignements militaires. Aux termes d’un accord conclu en juin, l’AIS s’est engagée à renoncer définitivement à son combat contre le gouvernement et à retourner ses armes contre les factions radicales qui poursuivraient les violences. Elle a aussi promis la démobilisation de quelque 600 combattants en échange d’une amnistie complète et du rétablissement intégral de leurs droits civiques. Un premier groupe de 200 membres s’est démobilisé il y a une quinzaine de jours mais un dirigeant du FIS a déclaré qu’ils avaient été privés de leurs droits civiques et traités «de manière agressive». Deux autres groupes de 200 combattants doivent se rendre avant l’expiration de l’amnistie, le 13 janvier. «Les combattants ont été confrontés à une attitude humiliante tant de la part de la population que des autorités», a déclaré hier un dirigeant du FIS. «L’accord incluait une amnistie totale, une indemnisation financière pour les familles des combattants et un retour à leurs emplois initiaux dans l’administration ou les entreprises nationales, mais ces clauses n’ont pas été respectées», a-t-il dit. Un responsable de la sécurité a expliqué que l’AIS demandait aussi des armes pour se joindre au gouvernement dans la lutte contre le Groupe islamique armé (GIA) et le Da’wa wal djihad (Appel et combat), deux groupes radicaux qui ont rejeté le plan de paix, considéré comme une trahison de leur cause. Un communiqué du FIS, principal groupe d’opposition en Algérie jusqu’à son interdiction en 1992, affirmait en début de semaine que ses combattants avaient été placés en état d’alerte en raison de ce qu’il qualifiait d’impasse dans les efforts de rétablissement de la paix, et il exhortait Bouteflika à empêcher certains généraux de torpiller le processus de paix. «Les forces du mal au sein de la direction algérienne ont voulu torpiller ce processus pour ramener le pays dans le conflit afin de servir leurs intérêts qui ne peuvent prospérer que dans un environnement corrompu», disait le communiqué. Mais Rabah Kebir, chef du comité exécutif du FIS à l’étranger, a assuré mardi que l’AIS continuerait de respecter la trêve qu’elle observe depuis deux ans. Bouteflika a promis d’engager une campagne de répression contre les rebelles s’ils ne se rendent pas d’ici le 13 janvier. Le gouvernement affirme que plus de 1 500 rebelles se sont rendus dans le cadre de la loi d’amnistie – loi sur la concorde civique – entrée en vigueur le 13 juillet. Mais depuis lors, les factions les plus radicales de la rébellion ont intensifié leurs attaques, tuant des centaines de civils.
L’Armée islamique du salut (AIS) s’autodissoudra aux termes d’un accord conclu hier avec l’armée, a annoncé la radio algérienne. «Un émissaire de l’armée nationale et de la soi-disant Armée islamique du salut sont parvenus à un accord sur la dissolution du mouvement et le retour de ses membres dans leur famille dès les vacances de l’Aïd», a ajouté la radio. La fête de l’Aïd al-Fitr se déroule le week-end prochain. Les deux parties sont aussi convenues de mesures techniques et matérielles, a encore dit la radio, sans autre précision. Les responsables du Front islamique du salut (FIS, interdit) en Algérie et à l’étranger n’ont pour l’instant pas réagi à l’annonce de cet accord, qui intervient au terme de deux jours de discussions secrètes à Jijel, à 350 km à l’est d’Alger, où sont...