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Actualités - Chronologie

L'important, c'est l'accessoire

Vuitton, Fendi, Prada, Gucci : quel est le point commun de ces griffes prestigieuses ? L’accessoire. Et surtout les sacs qui, plus que les vêtements, ont assuré brillamment leur prospérité ces dernières années. La récente prise de contrôle de Fendi par le duo LVMH-Prada n’est que la dernière péripétie des grandes manœuvres en cours dans le monde de la mode. La griffe italienne, dont le métier d’origine est la fourrure, se taille un franc succès depuis 1997 avec son sac «baguette» proposé en centaines de références, en jean comme en vison. Les principaux acteurs du luxe sont actuellement engagés dans une bataille sans merci pour s’offrir les marques les plus juteuses du secteur. Prada a ainsi racheté les célèbres chaussures anglaises Church. Gucci, l’autre géant italien, a mis un pied dans les souliers haut de gamme en prenant le contrôle de Sergio Rossi. Le parfum a fait la fortune des maisons de couture dans les années 1970, au prix d’une certaine banalisation : quelque 450 fragrances sont apparues en 1998, et un nombre très proche en 99. Louis Vuitton s’est diversifié depuis deux ans dans le prêt-à-porter, avec le créateur américain Marc Jacobs, mais sans passer par le parfum. «On peut éviter le parfum, mais on ne pourrait pas imaginer aujourd’hui de se développer sans les accessoires», commente le directeur général de la branche mode et maroquinerie de LVMH et PDG de Vuitton... «Il y a 20 ans, lorsque vous rentriez dans une maroquinerie vous aviez envie de fuir en courant, ajoute-t-il. Depuis, nous avons investi dans le produit et dans l’écrin». Le malletier vient d’ailleurs d’enregistrer la plus forte croissance de toutes les marques de maroquinerie (+30% sur les neuf premiers mois de 1999). «Ces cinq dernières années, les maroquiniers se sont mis à faire rêver les femmes», estime-t-il. Généralement confiés à des licenciés, les accessoires n’étaient pas la priorité des couturiers. Longtemps parents pauvres de la mode, ils se retrouvent désormais sous le feu des projecteurs. Lancé en 1995, le sac Lady Dior» a dû sa consécration à la princesse de Galles. Depuis, il s’en vend 100 000 exemplaires par an, à des prix allant de 411 à 1 067 euros. La maison veut rééditer un tel succès avec ses nouveaux modèles, le «City Dior» (5 000/6 500 F) dont l’image publicitaire est assurée par Gwyneth Paltrow, une des actrices américaines les mieux habillées du moment. Quant au petit dernier de Christian Dior, baptisé le «Malice» (2 900/6 900 F), il ressemble curieusement au fameux «baguette» de Fendi... Même griffé, un accessoire reste plus intemporel et moins cher qu’un tailleur. Giorgio Armani ne s’y est pas trompé en créant une nouvelle division accessoires. «Nos racines restent l’habillement, mais nos clients se tournent de plus en plus souvent vers notre large gamme d’accessoires», constate le couturier italien.
Vuitton, Fendi, Prada, Gucci : quel est le point commun de ces griffes prestigieuses ? L’accessoire. Et surtout les sacs qui, plus que les vêtements, ont assuré brillamment leur prospérité ces dernières années. La récente prise de contrôle de Fendi par le duo LVMH-Prada n’est que la dernière péripétie des grandes manœuvres en cours dans le monde de la mode. La griffe italienne, dont le métier d’origine est la fourrure, se taille un franc succès depuis 1997 avec son sac «baguette» proposé en centaines de références, en jean comme en vison. Les principaux acteurs du luxe sont actuellement engagés dans une bataille sans merci pour s’offrir les marques les plus juteuses du secteur. Prada a ainsi racheté les célèbres chaussures anglaises Church. Gucci, l’autre géant italien, a mis un pied dans les souliers...