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Actualités - Chronologie

Actualité Le jean, vêtement culte du siècle

Quel est le vêtement qui a traversé le siècle sans prendre une ride? Nul besoin de réfléchir longtemps. La réponse est autour de nous et quasi partout dans le monde: le jean! Récemment, le PDG du premier groupe mondial du luxe LVMH, Bernard Arnaud, n’hésita pas à déclarer que «la nouvelle élégance c’est une veste Dior portée avec un jean». Vêtement égalitaire par excellence, il a réussi au cours de sa vie, plus que centenaire, à s’introduire dans toutes les cultures. Au milieu du siècle s’étaient les vedettes qui lui accordaient les coups de pouce indispensables. James Dean, en premier, Marlon Brando peu après, sans oublier les célébrissimes courbes de Marilyne Monroe sanglées dans la toile bleue. Doit-on s’étonner qu’un demi-siècle plus tard 150 millions de jeans sont vendus annuellement aux États-Unis? Yves Saint-Laurent, le premier, fait entrer le jean en haute couture. Brigitte Bardot en fait un signe de reconnaissance. La vogue, comme une vague, déferle partout. Les jeunes le happent comme symbole de liberté et d’indépendance. Le jean, en effet, «démocratise» un monde en proie à de grands dilemmes idéologiques. Il permet aussi une certaine ambiguïté; penser «à droite» et s’habiller «gauche»... Mais le déferlement bleu n’est pas sans problème financier. Des groupes requins se heurtent dans le partage de cette pluie d’or internationale attisant les concurrences. En 1969, un ancien promoteur immoblier fait du jean un de ses basiques mondiaux, en fondant Gap. En 1978, Calvin Klein lance une ligne de jeans et arrive à en vendre 200000 par jour dans le monde! Mais, on le sait bien, dans la vie tout passe, tout lasse. Au cours de la dernière décade du siècle, le jean cède un peu de terrain sous sa forme traditionnelle. En 1998, les ventes s’essoufflent en Europe. Moins de 4% en France. Même constat en Allemagne. En Grande-Bretagne on avoue avoir vendu six millions de jeans de moins que l’année précédente. Les pays européens reculent, de leur propre aveu, de 8%. Faut-il envisager la fin de l’épopée jean? Loin s’en faut, répondent les spécialistes. Le filon n’est pas tari. Tout simplement il faut le réinventer. Faire une croix sur l’architraditionnel «cinq poches». Oser même lui faire voir d’autres couleurs que ses teintes habituelles. L’année dernière, Jean-Paul Gaultier en a fait une robe de soir. Initiative solitaire? Peut-être, mais elle ouvre le chemin. Gucci en fait un objet culte en prévision du nouveau siècle. Déjà rebrodé et orné de plumes, il est happé à plus de 3 mille dollars la pièce! Quant au jean-relique de Marilyn Monroe, adjugé récemment pour plus de 33 mille dollars, ce n’est que la preuve supplémentaire du culte de la personnalité plutôt que de fidélité au vieux bleu de forge...
Quel est le vêtement qui a traversé le siècle sans prendre une ride? Nul besoin de réfléchir longtemps. La réponse est autour de nous et quasi partout dans le monde: le jean! Récemment, le PDG du premier groupe mondial du luxe LVMH, Bernard Arnaud, n’hésita pas à déclarer que «la nouvelle élégance c’est une veste Dior portée avec un jean». Vêtement égalitaire par excellence, il a réussi au cours de sa vie, plus que centenaire, à s’introduire dans toutes les cultures. Au milieu du siècle s’étaient les vedettes qui lui accordaient les coups de pouce indispensables. James Dean, en premier, Marlon Brando peu après, sans oublier les célébrissimes courbes de Marilyne Monroe sanglées dans la toile bleue. Doit-on s’étonner qu’un demi-siècle plus tard 150 millions de jeans sont vendus annuellement aux...