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Actualités - Chronologie

Un ver à soie transgénique

Un ver à soie transgénique vient d’être obtenu grâce à une nouvelle méthode susceptible de profiter à l’industrie textile et à la pharmacologie, annonce la revue Nature Biotechnology, dans son édition de janvier. Ce procédé mis au point par des chercheurs français à l’université de Lyon (centre) en coopération avec des Japonais et Américains, a, en effet, été appliqué au bombyx du mûrier (dont la larve est le ver à soie), qui devient ainsi le premier lépidoptère à recevoir des gènes étrangers. Selon les auteurs de cette technique de greffe, c’est le résultat de plus de douze ans de recherches. La nouvelle méthode, qui consiste à utiliser un élément mobile (dit «Piggyback») pour transférer le gène étranger dans les chromosomes, devrait permettre notamment d’améliorer la production de fibres et de récolter de la soie d’animaux transgéniques. En outre, cette production massive devrait être exploitée pour synthétiser des protéines d’intérêt diagnostique ou thérapeutique, qui seraient récoltées dans les cocons. La question de la dissémination de gènes véhiculés par les OGM (organismes génétiquement modifiés) «ne se pose pas a priori pour cette espèce», affirment les scientifiques, puisqu’il s’agit d’un insecte domestiqué, totalement inféodé à l’homme. La transgénèse demeure néanmoins une méthode délicate qui se limite encore à quelques modèles de laboratoire : la souris, le rat, le ver rond (ou nématode), la mouche du vinaigre (ou drosophile) et quelques mammifères domestiques, dont la vache, le mouton et la chèvre, pour des applications pharmaceutiques.
Un ver à soie transgénique vient d’être obtenu grâce à une nouvelle méthode susceptible de profiter à l’industrie textile et à la pharmacologie, annonce la revue Nature Biotechnology, dans son édition de janvier. Ce procédé mis au point par des chercheurs français à l’université de Lyon (centre) en coopération avec des Japonais et Américains, a, en effet, été appliqué au bombyx du mûrier (dont la larve est le ver à soie), qui devient ainsi le premier lépidoptère à recevoir des gènes étrangers. Selon les auteurs de cette technique de greffe, c’est le résultat de plus de douze ans de recherches. La nouvelle méthode, qui consiste à utiliser un élément mobile (dit «Piggyback») pour transférer le gène étranger dans les chromosomes, devrait permettre notamment d’améliorer la production de fibres...