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Actualités - Reportages

Une histoire d'eau

Au cœur des négociations actuelles, la superficie du Golan qui sera rendue par Israël à la Syrie. Les Syriens réclament un retour aux frontières du 4 juin 1967, lorsque la guerre des Six-Jours a été déclenchée. Les Israéliens, eux, évoquent les frontières de 1923, car selon cette formule, ils continueront à contrôler le lac de Tibériade, qui est l’un des principaux réservoirs d’eau de la région. Ils veulent même la limite du lac avec une marge de plus ou moins dix mètres, afin qu’en cas d’année sèche, ils puissent puiser dans l’eau du lac sur une étendue de dix mètres et si, au contraire, il est en crue, empêcher les Syriens de profiter de ses débordements, dans un espace de dix mètres. Pour les Syriens, une telle formule est bien sûr inacceptable, d’autant qu’en 1923, Israël n’existait pas encore. Comment, dans ce cas, pourrait-il évoquer de telles frontières ? De plus, Israël refuse de rendre la région de Homé (au nord-ouest du Golan), riche en sources d’eau chaude et lieu touristique très prisé, sous prétexte qu’en 1923, elle était rattachée à la Palestine et non à la Syrie. Or, pour les Syriens, si les Palestiniens ne la réclament pas, ce n’est certes pas à Israël d’en profiter car elle demeure une terre arabe. Rappelons que le Golan fournit à Israël 400 millions de m3 par an, soit un quart de sa consommation annuelle.
Au cœur des négociations actuelles, la superficie du Golan qui sera rendue par Israël à la Syrie. Les Syriens réclament un retour aux frontières du 4 juin 1967, lorsque la guerre des Six-Jours a été déclenchée. Les Israéliens, eux, évoquent les frontières de 1923, car selon cette formule, ils continueront à contrôler le lac de Tibériade, qui est l’un des principaux réservoirs d’eau de la région. Ils veulent même la limite du lac avec une marge de plus ou moins dix mètres, afin qu’en cas d’année sèche, ils puissent puiser dans l’eau du lac sur une étendue de dix mètres et si, au contraire, il est en crue, empêcher les Syriens de profiter de ses débordements, dans un espace de dix mètres. Pour les Syriens, une telle formule est bien sûr inacceptable, d’autant qu’en 1923, Israël n’existait pas...