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Actualités - Chronologie

Le ronflement, un mal qui se soigne

Pharynx étroit, luette trop longue, cloison nasale déviée, bref tout ce qui fait obstacle à la bonne circulation de l’air, entre le nez et le larynx, entraîne le bruit que tout le monde connaît : celui du ronflement. En dehors, toutefois, de ces causes anatomiques, d’autres facteurs interviennent. Le sexe masculin est ainsi plus exposé. Mais les femmes, après la ménopause, deviennent elles aussi, à l’instar de leurs compagnons, des «dormeuses sonores». Ceci est dû au fait qu’avec l’âge, les muscles s’épaississent, se distendent et réduisent ainsi l’espace libre affecté au passage de l’air. Grâce à la sécrétion hormonale, durant la période génétiquement active, les femmes gardent un voile de palais souple. Par la suite, le processus est similaire à celui du vieillissement qui concerne les hommes. Autres facteurs favorisant le ronflement : les repas copieux et épicés, l’alcool et le tabac. Tous ces états entraînent une congestion des muqueuses du nez et du pharynx. Sans oublier l’embonpoint que lui infiltrent les tissus de graisse, provoquant leur affaissement. Le retentissement sur la santé Le ronflement chronique entraîne souvent des retentissements très négatifs sur la santé du dormeur : fatigue, somnolence, difficulté de concentration (70% des cas). Plus graves, les apnées du sommeil (10% des cas) sont des arrêts respiratoires dont les conséquences n’épargnent pas l’organisme : le cerveau, moins oxygéné, la tension qui monte, pour entraîner quelque temps après affections cardiaques et respiratoires. La suppression de l’alcool et du tabac, la modération alimentaire, la perte de poids, peuvent limiter ces diverses conséquences. On conseille généralement aux ronfleurs de dormir sur le ventre ou sur le côté plutôt que sur le dos. Il est vrai que c’est plus facile à dire qu’à faire. Mais on ne perd rien à s’y mettre puisque, quelquefois, la mesure s’avère efficace. Dernier recours, à discuter toutefois avec son oto-rhino-laryngologiste : la chirurgie. L’intervention consiste à la réduction du palais en longueur ou en épaisseur et à la réduction ou la suppression de la luette. Le tout sous anesthésie générale. La convalescence, avec quelques difficultés à s’alimenter, est d’une durée de 10 à 15 jours. Dans 80% des cas, le ronflement disparaît, mais il s’agit d’une opération assez douloureuse et dans certains cas une transformation ultérieure de la voix du sujet n’est pas exclue. La solution laser (3 à 4 séances espacées d’un mois ou une séance unique de 15 à 20 minutes) permet de diminuer la longueur du voile mais pas d’élargir l’espace. Les résultats sont bons mais tout dépend du cas. Il va de soi que le choix de ces voies thérapeutiques «lourdes» ne peut être décidé qu’en accord avec le médecin traitant.
Pharynx étroit, luette trop longue, cloison nasale déviée, bref tout ce qui fait obstacle à la bonne circulation de l’air, entre le nez et le larynx, entraîne le bruit que tout le monde connaît : celui du ronflement. En dehors, toutefois, de ces causes anatomiques, d’autres facteurs interviennent. Le sexe masculin est ainsi plus exposé. Mais les femmes, après la ménopause, deviennent elles aussi, à l’instar de leurs compagnons, des «dormeuses sonores». Ceci est dû au fait qu’avec l’âge, les muscles s’épaississent, se distendent et réduisent ainsi l’espace libre affecté au passage de l’air. Grâce à la sécrétion hormonale, durant la période génétiquement active, les femmes gardent un voile de palais souple. Par la suite, le processus est similaire à celui du vieillissement qui concerne les hommes....