La situation était calme samedi aux États-Unis sur le front du bogue de l’an 2000, qui a toutefois affecté temporairement le traitement de données fournies par des satellites de renseignements du Pentagone. L’incident, qualifié de «problème significatif», s’est produit peu après le passage à l’an 2000 en heure GMT (vendredi 19h00 heure de Washington), a expliqué lors d’un point de presse le secrétaire adjoint à la Défense, John Hamre. Le bogue informatique a empêché pendant «plusieurs heures» le traitement par une station au sol de données fournies par un système de satellites de renseignements, a-t-il précisé. Les satellites ont toujours été sous contrôle, mais le problème se situait au sol, a expliqué le secrétaire adjoint américain. Le Pentagone a dû avoir recours à des procédures de secours, prévues pour un tel cas de figure, et qui fonctionnent toujours à l’heure actuelle mais à un niveau inférieur aux opérations normales. Le réseau de renseignements retrouvera «très prochainement» ses capacités entières, a-t-il dit. John Hamre n’a pas indiqué où se situait la station de traitement défaillante. Mis à part cet incident, la nuit de vendredi à samedi a été très calme pour le Pentagone, a poursuivi le secrétaire adjoint américain. John Hamre a fait ainsi état d’anomalies dans l’enregistrement de reçus sur la base américaine d’Okinawa, au Japon. Quant aux attaques de pirates informatiques, elles ont été moins actives ce week-end que les autres. Sept centrales électriques ont par ailleurs été touchées par des problèmes informatiques liés au bogue, mais ils n’ont pas affecté le fonctionnement normal de ces unités et tous ont été corrigés. Les aéroports de Tampa, Denver, Atlanta, Orlando, Chicago et Saint-Louis ont connu des défaillances au niveau de leur système informatique de surveillance des vents au moment du passage à l’an 2000, mais tous les systèmes ont été rétablis en l’espace de deux heures. L’impact de ces pannes temporaires sur le fonctionnement des aéroports a été minimal, a précisé le Centre international de contrôle sur le bogue informatique. Des défaillances semblables ont été constatées à d’autres aéroports, mais le conseiller présidentiel pour les problèmes de bogue John Koskinen a souligné que tous ces problèmes avaient été rapidement résolus ou contrôlés. Le responsable a précisé que le quitus définitif ne serait donné que plus tard, lorsque les marchés financiers auront repris leur routine et que les sociétés ont traité leurs premiers bulletins de paies et factures. «Lundi et mardi nous donneront les derniers éléments du tableau», a-t-il dit, ajoutant qu’il ne serait pas surpris si d’autres anomalies survenaient. Les gens de la rue commencent pour leur part à douter sérieusement qu’il y ait jamais eu un véritable problème du bogue de l’an 2000, mais le conseiller présidentiel s’oppose à cette opinion. Il a justifié les sommes dépensées pour régler ce problème, quelque 100 milliards de dollars pour les seuls États-Unis.
La situation était calme samedi aux États-Unis sur le front du bogue de l’an 2000, qui a toutefois affecté temporairement le traitement de données fournies par des satellites de renseignements du Pentagone. L’incident, qualifié de «problème significatif», s’est produit peu après le passage à l’an 2000 en heure GMT (vendredi 19h00 heure de Washington), a expliqué lors d’un point de presse le secrétaire adjoint à la Défense, John Hamre. Le bogue informatique a empêché pendant «plusieurs heures» le traitement par une station au sol de données fournies par un système de satellites de renseignements, a-t-il précisé. Les satellites ont toujours été sous contrôle, mais le problème se situait au sol, a expliqué le secrétaire adjoint américain. Le Pentagone a dû avoir recours à des procédures de secours,...
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