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Actualités - Communiques Et Declarations

Paris lance une sévère mise en garde aux militaires

Paris a lancé hier une mise en garde «contre toute tentative de contrarier la volonté exprimée par le peuple ivoirien» après l’annonce de la victoire à l’élection présidentielle du général Robert Gueï. «La France demeure attachée à ce que la volonté exprimée par le peuple ivoirien soit pleinement respectée et met en garde contre toute tentative de la contrarier», a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, François Rivasseau. Le porte-parole français a qualifié d’«inacceptables» les «méthodes» du ministère ivoirien de l’Intérieur qui a proclamé le chef de la junte, le général Robert Gueï, vainqueur des élections. «Elles bafouent les exigences d’un retour à l’ordre constitutionnel», a ajouté M. Rivasseau. La junte, au pouvoir depuis dix mois, a annoncé hier à Abidjan la victoire de son chef, le général Robert Gueï, à la présidentielle du 22 octobre. La France «souligne la nécessité que la Commission nationale électorale puisse reprendre ses travaux en toute liberté pour aboutir aussi rapidement que possible à la proclamation des résultats dans des conditions de transparence incontestables», a poursuivi le Quai d’Orsay. Quelques minutes avant l’annonce du ministère de l’Intérieur ivoirien, le ministre français de la Coopération, Charles Josselin, confiait que Paris avait cru ou espéré que le général président se soumettrait au verdict des urnes. «Nous étions en mesure (lundi soir) de penser que le général Gueï pourrait déclarer élu son rival», Laurent Gbagbo, a déclaré M. Josselin devant l’Assemblée nationale. «Nous avons appris que les choses ne se présentaient pas ainsi, que la Commission électorale nationale avait suspendu ses travaux et que le général Gueï en effet avait présenté un recours en annulation des résultats, laissant à la Cour suprême le soin de statuer en définitive». «La question majeure, c’est celle du respect de la volonté du peuple ivoirien ; la France – et ses partenaires européens – fera ce qu’il faut pour que cette volonté du peuple ivoirien soit respectée», a averti Charles Josselin. Les diplomates français semblaient très surpris, voire abasourdis, face à la tournure prise par les événements. Mais la déclaration de Josselin devant les députés tranchait déjà avec l’extrême prudence observée depuis le milieu de l’été par la France, ancienne puissance coloniale, face à ce processus électoral. Paris avait eu une réaction très mesurée à l’éviction par la Cour suprême des candidats des deux principaux partis ivoiriens, le Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) de l’ancien président Henri Konan Bédié et le Rassemblement des républicains (RDR) de l’ancien Premier ministre Alassane Ouattara. La France avait seulement regretté que la liberté de choix de l’électeur ivoirien ait été «restreinte», pendant que les États-Unis, l’autre grand partenaire occidental de la Côte d’Ivoire, jugeaient d’emblée ces élections «ni ouvertes ni transparentes». Avant l’élection, le ministre français des Affaires étrangères, Hubert Védrine, soulignait que «les responsables français doivent avoir à l’esprit, dans les positions (prises), le fait qu’il y a 20 000 Français en Côte d’Ivoire et qu’il y a en a beaucoup dans la région». La France entretient un dispositif militaire en Côte d’Ivoire avec environ 600 hommes stationnés près d’Abidjan. Paris a aussi envoyé dans le Golfe de Guinée un navire, un Transport de chalands de débarquement (TCD), capable de réaliser des opérations d’évacuation. Le Parti socialiste (PS) français, auquel appartient le Premier ministre Lionel Jospin, avait affiché très clairement son soutien à Laurent Gbagbo. Dès lundi, il avait appelé à la proclamation de la victoire de l’opposant socialiste.
Paris a lancé hier une mise en garde «contre toute tentative de contrarier la volonté exprimée par le peuple ivoirien» après l’annonce de la victoire à l’élection présidentielle du général Robert Gueï. «La France demeure attachée à ce que la volonté exprimée par le peuple ivoirien soit pleinement respectée et met en garde contre toute tentative de la contrarier», a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, François Rivasseau. Le porte-parole français a qualifié d’«inacceptables» les «méthodes» du ministère ivoirien de l’Intérieur qui a proclamé le chef de la junte, le général Robert Gueï, vainqueur des élections. «Elles bafouent les exigences d’un retour à l’ordre constitutionnel», a ajouté M. Rivasseau. La junte, au pouvoir depuis dix mois, a annoncé hier à...