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Actualités - Chronologie

PHOTOGRAPHES Ghislaine Naufal : à la recherche du paradis perdu…

Pour Ghislaine Naufal, la photographie mène à… toutes les autres formes d’expression artistique. Artiste touche à tout, elle passe au gré de ses envies de la danse au théâtre, à la création de meubles et d’objets en bois peint, ou en papier mâché. Sans pour autant délaisser la caméra. Diplômée de l’Usek, Ghislaine Naufal aurait aimé faire des études de cinéma. «Mais à l’époque, en 1986, la formation n’existait pas encore au Liban». Elle se rabat donc sur l’image photographique. Ce qu’elle ne regrette aujourd’hui absolument pas. «La photo est pour moi un moyen de recherche d’une vérité, d’un idéal. Je crée dans mes images des ambiances que j’ai vécues ou que j’aimerais vivre. Comme en plus c’est un domaine qui favorise les rencontres avec des personnes différentes et offre un panorama de mondes professionnels, il est très enrichissant au niveau personnel». Une expérience humaine qu’elle a étoffée, en bourlinguant, caméra au poing durant quelques années entre Londres, Paris et Le Caire, où elle a exercé en tant que reporter free-lance pour le Sunday Times, le Daily Telegraph, Reuter, al-Ahram , al-Hayat , l’Unicef ou encore le Magazine de la mairie de Courneuve, avant de retourner au pays, il y a une dizaine d’années. «J’avais la nostalgie de mes racines». Là, elle fait de la photo publicitaire et d’édition et surtout des clichés artistiques. Écologiste, amoureuse de la nature, des produits naturels (elle s’adonne en ce moment à l’aromathérapie), Ghislaine Naufal préfère dans l’absolu les photos en extérieur, mais donne plus son temps à la photo de studio. «La nature est tellement souillée au Liban, tellement engloutie sous les blocs de béton, que c’est seulement en intérieur que j’arrive à recomposer mon petit paradis, non biodégradable». Cette quête de pureté, de beauté et d’un «ailleurs» ressort parfaitement de son travail sur les anges, réalisé au cours de ces trois dernières années. Des compositions un peu kitsch, où chérubins et hommes ailés, surgissent d’un buisson de fleurs séchées et de fruits. Une atmosphère un peu étrange qui baigne d’ailleurs la plupart de ses œuvres récentes. À l’instar d’une série sur les tarots ou d’une autre sur les poupées cassées. Des barboteurs démembrés, ou défigurés qu’elle a repérés aussi bien dans des maisons d’amis que dans la rue, ou flottant dans une mare, et qui donnent, à l’image, des figures inquiétantes. On l’aura compris, pour Ghislaine Naufal tout l’art photographique tient dans la «composition d’ambiance», sinon il ne s’agirait plus que de technique. Un domaine qu’elle maîtrise pourtant, sans pour autant verser dans la sophistication. «Le cadrage est essentiel. Il m’arrive de faire des manipulations sur ordinateur. Mais je préfère le naturel». Certes, mais façon jardin d’Eden… Z.Z.
Pour Ghislaine Naufal, la photographie mène à… toutes les autres formes d’expression artistique. Artiste touche à tout, elle passe au gré de ses envies de la danse au théâtre, à la création de meubles et d’objets en bois peint, ou en papier mâché. Sans pour autant délaisser la caméra. Diplômée de l’Usek, Ghislaine Naufal aurait aimé faire des études de cinéma. «Mais à l’époque, en 1986, la formation n’existait pas encore au Liban». Elle se rabat donc sur l’image photographique. Ce qu’elle ne regrette aujourd’hui absolument pas. «La photo est pour moi un moyen de recherche d’une vérité, d’un idéal. Je crée dans mes images des ambiances que j’ai vécues ou que j’aimerais vivre. Comme en plus c’est un domaine qui favorise les rencontres avec des personnes différentes et offre un...