Le bilan européen provisoire du champion de France, Monaco, et de son dauphin Lyon, qui est de six défaites pour seulement deux victoires à domicile, illustre parfaitement l’inexorable régression des clubs français sur l’échiquier européen. La saison dernière, les Girondins de Bordeaux et l’Olympique de Marseille, les clubs français comptant le plus de participations européennes avec Saint-Étienne, avaient entretenu une certaine illusion en se qualifiant pour le second tour. Cette saison, sans préjuger de la performance du Paris SG, a priori le club le mieux armé, Monaco et Lyon, pour des raisons diverses, confirment une dégradation ressentie à travers un championnat où l’on assiste à un nivellement par le bas. Lyon, victime d’un relâchement coupable mais mortel dans les arrêts de jeu de la première mi-temps, peut plaider l’inexpérience pour sa première apparition en phase finale de la Ligue des champions. Les Gones ont essentiellement été victimes d’un manque certain de culture européenne, ce qui faisait justement la force de Bordeaux et de l’OM la saison dernière, permettant notamment à l’OM de battre Manchester United. Le ravin Monaco, de son côté, pourrait se prévaloir de cette culture. Mais les champions de France alignent cette saison une formation beaucoup moins performante que la saison dernière. Des joueurs comme Fabien Barthez, Sabri Lamouchi, Willy Sagnol ou David Trezeguet ont cruellement fait défaut à une équipe de la principauté emportée, sans grande résistance, par le modeste ouragan de Graz. Rien n’est encore officiellement perdu, dans la mesure où Monaco comme Lyon peuvent encore prétendre à la deuxième place qualificative, à la Coupe de la consolante de l’UEFA ou même à une sortie par la petite porte, un rude coup pour l’indice UEFA du football français. Les deux clubs pourront alors se consacrer au ronron d’un championnat où les premiers sont souvent les derniers, et vice versa. Les rebondissements du classement cachent en fait la faiblesse chronique de certaines rencontres, ce qui explique le paradoxe que les stades n’ont jamais été aussi pleins. Rolland Courbis, le charismatique entraîneur lensois et chef des grognards de l’OM la saison dernière, n’a en principe pas vocation à jouer les devins. Mais il a été le premier a tirer la sonnette s’alarme, le 10 octobre dans les colonnes de France Football, en affirmant, péremptoire, que «la D1 est au bord du ravin». Depuis, ses représentants sont tombés dans le gouffre de l’Europe.
Le bilan européen provisoire du champion de France, Monaco, et de son dauphin Lyon, qui est de six défaites pour seulement deux victoires à domicile, illustre parfaitement l’inexorable régression des clubs français sur l’échiquier européen. La saison dernière, les Girondins de Bordeaux et l’Olympique de Marseille, les clubs français comptant le plus de participations européennes avec Saint-Étienne, avaient entretenu une certaine illusion en se qualifiant pour le second tour. Cette saison, sans préjuger de la performance du Paris SG, a priori le club le mieux armé, Monaco et Lyon, pour des raisons diverses, confirment une dégradation ressentie à travers un championnat où l’on assiste à un nivellement par le bas. Lyon, victime d’un relâchement coupable mais mortel dans les arrêts de jeu de la première...
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