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Actualités - Communiques Et Declarations

Israël Barak proche d’un accord de gouvernement avec Sharon

Ehud Barak et le chef du Likoud, Ariel Sharon, sont «proches d’un accord» pour former un «gouvernement d’union nationale», a annoncé hier Nachman Shaï, «chef de la communication» du Premier ministre israélien, avant l’ouverture du sommet de Charm el-Cheikh. M. Shaï a précisé que celui-ci, qui réunit, outre Barak, Yasser Arafat, Bill Clinton, Kofi Annan, Hosni Moubarak et le roi Abdallah, n’aurait aucune influence sur ce changement de pied de la politique intérieure israélienne. «C’est pourquoi il ne faut pas s’attendre à ce que Barak conduise ici des négociations sur l’avenir de la paix avec les Palestiniens. Il n’y aura pas de négociations de fond ici. Il n’est venu que pour une chose : la cessation des hostilités», a ajouté M. Shaï. «Je prévois qu’il y aura bientôt en Israël un gouvernement d’unité nationale formé par le Premier ministre Barak», a-t-il ajouté en estimant que ce Cabinet disposerait du soutien de 80 à 90 députés sur 120 à la Knesset, où Barak ne dispose plus de majorité depuis juillet dernier. L’initiative d’Ariel Sharon de se rendre le 28 septembre sur l’Esplanade des mosquées, troisième lieu saint de l’islam, est perçue par une bonne partie de la communauté internationale comme une provocation à l’origine de la vague de violence actuelle qui a fait plus d’une centaine de morts. Artisan de l’invasion du Liban en 1982 en tant que ministre de la Défense, Sharon est également accusé d’avoir facilité par sa passivité le massacre des civils palestiniens des camps de réfugiés de Sabra et de Chatila à Beyrouth. Sharon a déclaré à la chaîne de télévision israélienne Canal un qu’il ne pouvait participer à un gouvernement de coalition tant que Barak envisage de partager le contrôle de Jérusalem avec les Palestiniens, de leur céder la vallée du Jourdain, en Cisjordanie, et de laisser revenir 100 000 réfugiés palestiniens. En dépit de propositions rejetées par Sharon, Barak et Arafat n’ont pas réussi en juillet, au sommet de Camp David, à parvenir à un accord mettant fin à un conflit vieux de 52 ans. «Si le Premier ministre revient au processus désastreux entamé au sommet de Camp David, nous ferons tout pour le remplacer au plus vite», a dit Sharon à la chaîne de télévision israélienne Canal deux.
Ehud Barak et le chef du Likoud, Ariel Sharon, sont «proches d’un accord» pour former un «gouvernement d’union nationale», a annoncé hier Nachman Shaï, «chef de la communication» du Premier ministre israélien, avant l’ouverture du sommet de Charm el-Cheikh. M. Shaï a précisé que celui-ci, qui réunit, outre Barak, Yasser Arafat, Bill Clinton, Kofi Annan, Hosni Moubarak et le roi Abdallah, n’aurait aucune influence sur ce changement de pied de la politique intérieure israélienne. «C’est pourquoi il ne faut pas s’attendre à ce que Barak conduise ici des négociations sur l’avenir de la paix avec les Palestiniens. Il n’y aura pas de négociations de fond ici. Il n’est venu que pour une chose : la cessation des hostilités», a ajouté M. Shaï. «Je prévois qu’il y aura bientôt en Israël un...