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Actualités - Chronologie

La physionomie des marchés Beyrouth : calme et expectative

La semaine a débuté sur le marché des changes de Beyrouth dans un climat calme mais marqué de prudence et d’expectative. De fait, les opérateurs étaient hier à l’affût d’indications sur le sommet de Charm el-Cheikh qui est censé déterminer l’avenir du processus de paix au Moyen-Orient dans la mesure où ce phénomène pourrait avoir des répercussions sur la scène politique intérieure à la veille de la formation d’un nouveau gouvernement. Dans cette attente, la demande non commerciale du dollar s’est relativement contractée alors que l’offre restait inaperçue sur le marché en dehors de la Banque du Liban (BDL). Celle-ci, en procédant à la vente du billet vert à 1 514,00 LL tout en se déclarant prête à l’acheter quoique théoriquement à 1 501,00 LL, est parvenue à le maintenir invariablement au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis le 9 septembre 1999. Mais compte tenu de la structure de l’offre et de la demande en cette monnaie, les établissements de crédit ont continué de la négocier au haut de cette fourchette d’intervention de la BDL, ont indiqué les cambistes. Toutefois, l’activité du marché a sensiblement ralenti en raison de l’attentisme des opérateurs pour ne pas dépasser hier quelque dix millions de dollars, entièrement placés à la vente par la BDL à 1 514,00 LL, ajoute-t-on dans ces mêmes milieux. Une bévue de Duisenberg a fait chuter l’euro À l’étranger, l’euro a été lâché par les investisseurs en ce début de semaine, repassant sous le seuil de 0,85 dollar sur les marchés des changes internationaux, pour la première fois depuis le 20 septembre dernier, alors que s’estompent les craintes des opérateurs concernant une nouvelle intervention des banques centrales du Groupe des sept (pays occidentaux les plus industrialisés). Le déclin de l’euro face aux principales devises a démarré en début de journée en Europe après les propos du président de la Banque centrale européenne (BCE), Wim Duisenberg, selon lequel une intervention en faveur de l’euro ne serait pas appropriée en période de tension au Proche-Orient. Le président de la BCE a estimé qu’une intervention en faveur de l’euro ne serait pas appropriée en période d’extrême volatilité des marchés financiers résultant de tensions politiques, comme celles au Proche-Orient. «Je ne pense pas qu’une telle intervention serait défendables» a expliqué M. Duisenberg dans une interview publiée hier par le Times britannique. Selon les cambistes, ces propos de M. Duisenberg n’ont pas tardé à remettre en doute la crédibilité de toute intervention des banques centrales occidentales, d’autant qu’à plusieurs occasions, il a indiqué qu’il ne ferait jamais de commentaires sur les niveaux d’intervention ou leurs échéances. En le faisant hier, il a précipité le déclin de l’euro sous le seuil des 0,85 dollar pour la première fois depuis le 20 septembre dernier à la veille de l’intervention concertée de la BCE, de la Réserve fédérale américaine (Fed) et des Banques d’Angleterre, du Japon et du Canada le 22 septembre. De plus, le marché s’est inquiété des propos tenus à Munich hier par le président de la Bundesbank, Ernst Welteke, l’un des membres les plus influents et les plus écoutés au sein du conseil de la BCE, selon lequel cette dernière ne relèvera pas ses taux pour contrer la hausse des prix du pétrole. En outre, le marché semble anticiper une nouvelle dégradation de l’indice IFO sur le climat des affaires en Allemagne pour le mois de septembre, attendu après-demain. Cela d’autant que cet indice s’était déjà dégradé en août pour le troisième mois consécutif cette année. Enfin, des opérateurs notaient également que les événements au Proche-Orient et leurs implications sur la hausse des prix du pétrole profitaient au dollar qui est considéré comme une monnaie refuge en cas de crise. Compte tenu donc de toutes ces considérations, le billet vert s’est négocié, à New York, sur un ton soutenu, comme szuit : – 0,8496 pour un euro contre 0,8545, vendredi dernier. – 1,4475 pour un sterling contre 1,4530. – 2,3020 DM contre 2,2890 – 7,7210 FF contre 7,6765 – 1,7770 FS contre 1,7690 – 2 279,05 lires contre 2 266,25 – 108,10 yens contre 107,75. Bourse de Beyrouth : déprimée par la baisse de Solidere A À la Bourse de Beyrouth, la tendance s’est ressentie en ce début de semaine par la baisse des actions A de Solidere de 7 7/8 à 7 1/2 dollars, dans un marché autrement stationnaire sur le restant de la cote. C’est ainsi que l’indice général Lispi de toutes les valeurs libanaises cotées a perdu 0,50 % à 65,00 points, alors que l’indice partiel LIBX des valeurs bancaires se maintenait invariablement à 140,91 points. Ce mouvement s’est déroulé hier dans des volumes d’affaires toujours minces, avec 24 385 actions négociées d’une valeur globale de 186 281 dollars. Irrégularité des marchés américains Sur les places boursières internationales, les marchés américains des valeurs mobilières ont évolué d’une façon irrégulière en ce début de semaine, après avoir digéré leur rebond de vendredi. Ils ont été inquiétés selon les analystes par l’impact de la baisse des prix des microprocesseurs sur les sociétés du secteur, notamment Intel. Le malaise s’est déclenché avec une étude de la banque d’affaires Salomon Smith Barney qui a dressé un tableau plutôt morose du secteur des microprocesseurs. La maison de titres a d’ailleurs révisé à la baisse ses prévisions de résultats pour Intel, le géant des puces informatiques. Le marché des microprocesseurs est resté, en effet, faible et le prix des puces a baissé pour l’ensemble des fabricants, a souligné l’étude de Salomon Smith Barney qui a révisé à la baisse ses prévisions de résultat pour les troisième et quatrième trimestres avec respectivement 37 et 35 cents. L’impact de cette analyse a été immédiat sur le secteur de la haute technologie et de l’Internet faisant perdre un peu de terrain à l’indice Nasdaq qui est passé à moins de 3 300 points, contrairement à l’indice Dow Jones des industrielles qui a été soutenu par l’annonce de la fusion entre Chevron et Texaco, créant le quatrième géant pétrolier mondial. En effet, le principal indicateur de Wall Street est remonté d’un plus bas à 10 177,76 points à un plus haut à 10 267,28 points, avant d’afficher en préclôture, à 23h heure de Beyrouth, 10 241,43 points, en hausse de 49,25 dollars sur vendredi dernier. Les Bourses européennes soutenues par la haute technologie Le rebond des valeurs européennes de la technologie, des médias et des télécommunications (TMT) a favorisé lundi une légère progression des Bourses européennes, tandis que Wall Street reprenait son souffle après la reprise spectaculaire des technologiques enregistrée vendredi sur le Nasdaq. À 15h30 GMT, heure de clôture des principaux marchés européens, l’indice FTSE Eurotop 300 gagnait 0,5 %, tandis que l’indice DJ Euro Stoxx 50, limité aux valeurs vedettes de la zone euro, enregistrait une progression plus modeste de 0,1 %. Londres gagnait 1 % et Paris 0,3 %. Francfort – dont la fermeture est plus tardive – régressait alors de 0,9 %. À New York, l’indice Nasdaq, qui avait gagné près de 8 % vendredi, cédait alors environ 0,8 % sous l’influence d’une chute de 10 % subie par Intel. Parallèlement, l’indice Dow Jones gagnait 0,3 % (il avait pris 1,6 % vendredi). «En Europe, notre évolution dépend de ce qui se passe aux États-Unis et du risque de nouvelles tensions au Proche-Orient. Nous pensons que cette semaine ressemblera beaucoup à la semaine dernière, dans la mesure où les fondamentaux ne compteront pas et où les marchés dépendront à nouveau beaucoup de l’actualité», a estimé Richard Batty, analyste chez HSBC. Les éléments marquants de la semaine, ajoutait-il, seront la publication mercredi de l’indice américain des prix de détail et la réunion jeudi de la Banque centrale européenne. Tokyo : clôture en hausse La Bourse de Tokyo a clôturé lundi en hausse de 1,2 %, les investisseurs se sentant ragaillardis par le rebond des marchés américains, selon les opérateurs. L’indice de référence Nikkei-225 a pris 182,01 points à 15 512,32 points après avoir touché vendredi son plus bas de clôture depuis neuf mois à 15 330,31. L’indice élargi Topix a progressé de 11,02 points à 1 451,42. Quelque 431 millions de titres ont été échangés contre 583,5 millions vendredi. «Le bon comportement du marché américain se répercute sur Tokyo. Les titres américains s’échangent à de très bas niveaux depuis un mois environ, mais ils commencent à présent à montrer des signes de reprise», a noté Masaaki Higashida, de Nomura Securities Co. Ltd. Vendredi, le Nasdaq a opéré un spectaculaire rebond, gagnant 7,9 % à 3 316,56 et le Dow Jones a pris 1,6 % à 10 192,18. «Le marché américain commence peut-être à intégrer les résultats décevants des entreprises et recherche de nouveaux signes de reprise. Ceci est considéré comme une bonne nouvelle à Tokyo», a ajouté M. Higashida. L’indice Nikkei, qui gagnait 2,3 % en milieu de journée, a perdu une partie de ses gains en fin de séance sur des prises de bénéfices. «La tendance à l’achat s’est effritée en cours d’après-midi, les investisseurs s’inquiétant encore des perspectives d’évolution de Wall Street», a observé de son côté Hiroishi Nishi, analyste de Nikko Securities, qui a noté que les tensions au Proche-Orient et la flambée des prix du pétrole préoccupent aussi le marché. Sur le plan des valeurs, le groupe informatique Fujitsu Ltd. a progressé de 90 yens, soit 4,1 %, à 2 290 et Advantest Corp., spécialisé dans les semi-conducteurs, a bondi de 500 yens à 18 000. Le groupe de téléphonie mobile NTT DoCoMo Inc. a monté de 80 yens à 3 170, TDK Corp., prenant 270 yens à 12 500 et Toshiba Corp., 18 yens à 870.
La semaine a débuté sur le marché des changes de Beyrouth dans un climat calme mais marqué de prudence et d’expectative. De fait, les opérateurs étaient hier à l’affût d’indications sur le sommet de Charm el-Cheikh qui est censé déterminer l’avenir du processus de paix au Moyen-Orient dans la mesure où ce phénomène pourrait avoir des répercussions sur la scène politique intérieure à la veille de la formation d’un nouveau gouvernement. Dans cette attente, la demande non commerciale du dollar s’est relativement contractée alors que l’offre restait inaperçue sur le marché en dehors de la Banque du Liban (BDL). Celle-ci, en procédant à la vente du billet vert à 1 514,00 LL tout en se déclarant prête à l’acheter quoique théoriquement à 1 501,00 LL, est parvenue à le maintenir invariablement au...