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Actualités - Conferences Et Seminaires

De nombreux Palestiniens veulent la poursuite du soulèvement

De nombreux Palestiniens s’opposent au sommet convoqué lundi pour ramener le calme et craignent qu’Israël soit le premier bénéficiaire d’un arrêt des violences et des effusions de sang. «Ce sommet est dans l’intérêt d’Israël», affirme Hamda, une quadragénaire de Jérusalem-Est, en entendant à la radio l’annonce du sommet, dans son magasin de tissus. «À qui profite le retour au calme, si ce n’est à l’occupant ?», s’indigne-t-elle. Selon elle, la violence ne cessera que lorsqu’Israël aura «quitté la Palestine». Les dirigeants palestiniens, qui imputent la responsabilité de la violence à Israël, veulent que le sommet débouche sur la mise sur pied d’une commission d’enquête internationale pour déterminer les causes des émeutes. «Les négociations ne doivent pas empêcher la poursuite de l’intifada d’al-Aqsa (le nom que donnent les Palestiniens à leur révolte)», affirme Khaled, 30 ans, employé comme garde du corps par des responsables palestiniens. «Les Américains se soucient uniquement de leurs intérêts et, comme ils craignent que notre intifada s’étende au monde entier, ils ont voulu aujourd’hui un sommet qui aurait pu se réunir dès le second jour de l’intifada», estime-t-il. Mohammad, 32 ans, qui travaille dans un magasin de vêtements familial n’est pas moins affirmatif : «Nous voulons le jihad, la guerre sainte. Il aurait mieux valu qu’Arafat boycotte le sommet», proclame-t-il. Le Hamas dénonce À Gaza, le mouvement islamiste palestinien Hamas, qui a condamné la décision de l’Autorité palestinienne de participer au sommet sur le Proche-Orient, a annoncé la poursuite de la «révolte» palestinienne. «Nous affirmons que la révolte d’al-Aqsa contre l’ennemi criminel continue et appelons notre peuple à poursuivre le jihad et la lutte pour défendre notre terre, nos droits et nos Lieux saints», a affirmé le Hamas, farouchement opposé à tout compromis avec Israël, qu’il entend rayer de la carte. À Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, plusieurs centaines de sympathisants du Fateh, le parti de Yasser Arafat, et du Hamas, ont scandé des slogans contre la tenue du sommet lors d’une manifestation anti-israélienne. «Nous condamnons l’acceptation par l’Autorité palestinienne de participer au sommet de Charm el-Cheikh et nous la considérons comme un grave manque de respect envers le sang de nos martyrs», a proclamé le Mouvement de la résistance islamique (Hamas). «Nous affirmons que la révolte de al-Aqsa contre l’ennemi criminel continue et appelons notre peuple à poursuivre le jihad (guerre sainte) et la lutte pour défendre notre terre, nos droits et nos Lieux saints», ajoute le Hamas, qui a toujours été farouchement opposé à tout compromis avec Israël. Il affirme que l’Autorité de Yasser Arafat «a surpris le peuple palestinien en acceptant de participer au sommet de Charm el-Cheikh avec le criminel terroriste Ehud Barak alors que le sang des plus de 100 martyrs et plus de 4 000 blessés de l’intifada d’al-Aqsa n’a pas encore séché». «La tenue de ce sommet, qui plus est, avant le sommet arabe, revient à vider ce dernier de sa substance et aura une influence négative sur ses décisions et orientations», estime le Hamas. Le mouvement exhorte enfin les militants du Fateh, le mouvement du président Arafat, «à poursuivre leur rôle dans l’intifada et la lutte populaire contre l’occupation». Des dizaines de détenus du Hamas et du Jihad islamique ont été libérés jeudi par l’Autorité palestinienne peu après les raids menés par des hélicoptères israéliens contre des cibles palestiniennes à Ramallah et à Gaza. Israël a dénoncé comme «un grave développement» ces libérations et appelé l’Autorité palestinienne à les remettre immédiatement en prison. Le Hamas et le Jihad islamique sont responsables d’une série d’attentats qui ont fait des dizaines de tués israéliens depuis le lancement de l’autonomie palestinienne en 1994.
De nombreux Palestiniens s’opposent au sommet convoqué lundi pour ramener le calme et craignent qu’Israël soit le premier bénéficiaire d’un arrêt des violences et des effusions de sang. «Ce sommet est dans l’intérêt d’Israël», affirme Hamda, une quadragénaire de Jérusalem-Est, en entendant à la radio l’annonce du sommet, dans son magasin de tissus. «À qui profite le retour au calme, si ce n’est à l’occupant ?», s’indigne-t-elle. Selon elle, la violence ne cessera que lorsqu’Israël aura «quitté la Palestine». Les dirigeants palestiniens, qui imputent la responsabilité de la violence à Israël, veulent que le sommet débouche sur la mise sur pied d’une commission d’enquête internationale pour déterminer les causes des émeutes. «Les négociations ne doivent pas empêcher la poursuite de...