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Washington presse Arafat d’en faire davantage

Les États-Unis ont mis la pression sur les Palestiniens hier, estimant qu’ils pouvaient faire davantage pour faire cesser les violences au Proche-Orient, à la veille d’un sommet sans illusion à Charm el-Cheikh en Égypte lundi. Concédant des objectifs modestes pour ce sommet, Washington cherche d’abord à obtenir une trêve dans les violences qui opposent depuis le 28 septembre Israéliens et Palestiniens et qui ont fait plus de 100 morts. «Le point important est de réduire les violences», a répété Madeleine Albright, secrétaire d’État américaine, dimanche sur ABC. Considérant ces deux semaines passées comme «les pires violences entre Israéliens et Palestiniens depuis Oslo» il y a sept ans, Madeleine Albright a estimé que le leader palestinien Yasser Arafat pouvait «faire plus» pour stopper ces violences. «Nous savons tous qu’Arafat est en charge de l’Autorité palestinienne», a déclaré Mme Albright qui, avec le président Bill Clinton, sera présente au sommet. «Il a la responsabilité de contrôler la violence. Nous pensons qu’il peut faire plus», a-t-elle ajouté. L’envoyé spécial américain pour le Proche-Orient, Dennis Ross, a aussi appelé les Palestiniens à en faire plus, estimant que «le type de mesures qui auraient pu être prises par les Palestiniens pour contrôler la situation n’ont pas été prises». Malgré les violences, Yasser Arafat reste le seul partenaire pour des accords de paix, a insisté Mme Albright. «On ne peut pas choisir son partenaire», a-t-elle lancé aux Israéliens. Dennis Ross quant à lui a rappelé que par le passé, le leader palestinien avait été capable de prendre des décisions impopulaires vis-à-vis de certains Palestiniens comme le Hamas. «Il a pris par le passé de grandes décisions, pas aussi importantes toutefois que celles qu’il doit prendre aujourd’hui. Nous verrons s’il est prêt à cela», a déclaré M. Ross. L’émissaire américain a ainsi rappelé que Yasser Arafat avait «pris la décision de base, d’un point de vue palestinien, de reconnaître les Israéliens et d’essayer de négocier la paix avec eux». Les objectifs du sommet étaient toutefois modestes. Madeleine Albright s’en tient à des «attentes réalistes». La priorité est de trouver «un répit dans la terrible confrontation» entre Israéliens et Palestiniens, a écrit la secrétaire d’État américaine dans une tribune au Washington Post dimanche. Selon elle, Israéliens et Palestiniens «ont montré par le passé une capacité à coopérer étroitement et pratiquement sur des questions de sécurité». Se faisant l’écho de ce qu’avait déclaré samedi le président Bill Clinton en invitant à ne pas faire d’illusions, Mme Albright a également indiqué que Washington attendait du sommet l’établissement d’une «commission (d’enquête) sur les faits» pour déterminer «de façon objective et honnête» les causes des violences. Enfin, elle a espéré qu’on retrouve «le chemin des négociations». «Je sais qu’en ce moment cet objectif peut paraître illusoire», car les Israéliens «se sentent trahis» et les Palestiniens «victimisés et sans pouvoir», a-t-elle concédé.
Les États-Unis ont mis la pression sur les Palestiniens hier, estimant qu’ils pouvaient faire davantage pour faire cesser les violences au Proche-Orient, à la veille d’un sommet sans illusion à Charm el-Cheikh en Égypte lundi. Concédant des objectifs modestes pour ce sommet, Washington cherche d’abord à obtenir une trêve dans les violences qui opposent depuis le 28 septembre Israéliens et Palestiniens et qui ont fait plus de 100 morts. «Le point important est de réduire les violences», a répété Madeleine Albright, secrétaire d’État américaine, dimanche sur ABC. Considérant ces deux semaines passées comme «les pires violences entre Israéliens et Palestiniens depuis Oslo» il y a sept ans, Madeleine Albright a estimé que le leader palestinien Yasser Arafat pouvait «faire plus» pour stopper ces violences....