« Portrait de stars » : Joan Crawford Le triomphe de l’ambition. Née et élevée dans un milieu très modeste, elle n’a eu de cesse de s’en sortir, fut-ce au prix d’une certaine sécheresse du cœur, dont témoigneront ses films notamment après 1945. Star par excellence, on a bâti autour d’elle des films qui racontent, plus ou moins, sa propre ascension et, peut-être, en profondeur, ses frustrations de femme «arrivée». Son visage carré, sa bouche large et bien dessinée, ses yeux immenses, qui dévoraient tout autour d’elle, lui valent d’être remarquée au théâtre où elle dansait. Engagée à la MGM, elle force sa chance en renonçant aux rôles légers pour s’imposer comme actrice. Et dans Grand Hotel, en secrétaire ambitieuse, elle vole la vedette à Greta Garbo réduite à sa propre rhétorique. Elle tourne alors avec les plus grands, imposant son personnage d’aventurière féroce. Mais en 1942, la MGM ne lui renouvelle plus son contrat. On la dit finie. La Warner l’engage: elle attend deux ans qu’on lui confie un rôle. C’est Mildred Pierce qui lui vaudra un Oscar, entamant une seconde carrière de femme mûre, marquée par la vie et victime de l’argent et des hommes. Par la suite, elle ne sera plus que l’ombre d’elle-même jusqu’à la parodie cruelle de Whatever Happened To Baby Jane qui l’oppose à son ennemie de toujours, Bette Davis. Elle finira sa carrière en jouant dans des films de terreur où ses grands yeux n’exprimaient plus que l’angoisse de la mort... Diffusion mardi à 19h30 sur le Canal 9 « Couples légendaires » : Gloria Swanson et Joseph Kennedy L’actrice et le milliardaire. Gloria Swanson était la reine incontestée du cinéma muet. Ses extravagances, ses mariages, ses divorces alimentaient la presse à potins. Joseph Kennedy était une des figures montantes dans le monde des finances. On affirme qu’il entretenait des rapports «fructueux» avec la mafia. Quoi qu’il en soit, vers la fin des années 20, Kennedy se piqua, comme beaucoup d’autres financiers, de faire du cinéma. Il parvint ainsi à se faire admettre dans le cercle des «Hollywoodiens» où l’argent, l’alcool coulaient à flots et où les femmes étaient faciles. La liaison de Joseph Kennedy et de Gloria Swanson fut moins tumultueuse que celle de William Hearst et de Marion Davis. D’ailleurs, à aucun moment, Kennedy ne songea à relancer la carrière de celle pour qui il avait englouti une fortune avec Quenn Kelly qu’Eric von Stroheim ne termina jamais. Elle mettra vingt ans à éponger ses dettes. Diffusion mardi à 22h30 sur le Canal 9
« Portrait de stars » : Joan Crawford Le triomphe de l’ambition. Née et élevée dans un milieu très modeste, elle n’a eu de cesse de s’en sortir, fut-ce au prix d’une certaine sécheresse du cœur, dont témoigneront ses films notamment après 1945. Star par excellence, on a bâti autour d’elle des films qui racontent, plus ou moins, sa propre ascension et, peut-être, en profondeur, ses frustrations de femme «arrivée». Son visage carré, sa bouche large et bien dessinée, ses yeux immenses, qui dévoraient tout autour d’elle, lui valent d’être remarquée au théâtre où elle dansait. Engagée à la MGM, elle force sa chance en renonçant aux rôles légers pour s’imposer comme actrice. Et dans Grand Hotel, en secrétaire ambitieuse, elle vole la vedette à Greta Garbo réduite à sa propre rhétorique. Elle...
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