Voici les temps forts du deuxième débat télévisé entre les candidats à l’élection présidentielle américaine, le vice-président démocrate Al Gore et le républicain George W. Bush, gouverneur du Texas. Ce débat, organisé à l’université Wake Forest à Winston-Salem, en Caroline du Nord, a duré une heure et demie. POLITIQUE ÉTRANGÈRE : MM. Bush et Gore ont passé la moitié du débat à discuter de politique étrangère et surtout du rôle des États-Unis dans le monde. M. Bush a indiqué qu’il enverrait des troupes dans une zone de conflit «si c’est dans l’intérêt stratégique de notre pays». Il a également estimé que les États-Unis devaient se montrer «humbles mais forts». «Si nous sommes une nation arrogante, ils nous en voudront», a-t-il estimé. Le vice-président Gore a estimé que la politique étrangère américaine devait être inspirée par «un sens d’une mission», pour exporter les valeurs américaines. PROCHE-ORIENT : «Notre priorité est de mettre un terme aux violences, réduire la tension», a déclaré M. Gore. M. Bush a enjoint le chef de l’Autorité palestinienne Yasser Arafat à «intervenir pour que ses gens cessent» les violences. Les deux candidats se sont également rejoints sur les liens entre Israël et les États-Unis, et ont tenu un discours très ferme à l’égard du président irakien Saddam Hussein. BALKANS : M. Bush a souhaité que «les Européens deviennent les gardiens de la paix en Bosnie et dans les Balkans» afin que les soldats américains puissent se retirer. Il a également indiqué qu’il était «important pour l’Otan d’être forte et confiante pour aider à maintenir la paix en Europe». «Je ne suis certainement pas en désaccord sur le fait que nous devrions ramener nos troupes d’endroits comme les Balkans dès que nous le pouvons, dès que la mission est achevée», a estimé le vice-président. M. Gore a regretté que Slobodan Milosevic «tente encore d’être impliqué activement» dans la vie politique de la Yougoslavie. MARIAGES HOMOSEXUELS : «Je ne suis pas pour les mariages des gays ou des lesbiennes. Le mariage est une institution sacrée entre un homme et une femme», a affirmé le gouverneur républicain du Texas. «Je suis d’accord avec cela», a répondu M. Gore. Mais, a-t-il ajouté, «je pense que nous devons trouver un moyen de permettre une sorte d’union civique» entre homosexuels. ARMES À FEU : MM. Gore et Bush ont marqué leur différence sur ce dossier, le vice-président se déclarant favorable à la création d’un permis de port d’armes. Il a souhaité un plus strict contrôle des ventes d’armes lors des foires aux armes. M. Bush a, lui, estimé que le problème des armes aux États-Unis était une question de «culture» : «Les lois contrôlant les armes à feu sont importantes, mais l’amour donné aux enfants et l’éducation (...) le sont aussi», a-t-il déclaré. CRÉDIBILITÉ : «J’ai fait quelques erreurs (lors du premier débat télévisé présidentiel) la semaine dernière, sur des détails. Je le regrette ... Mais je ferai de mon mieux pour que les choses vraiment importantes pour le peuple américain soient faites comme il se doit», a assuré le vice-président Gore. «Nous faisons tous des erreurs. Je suis moi-même connu pour avoir trébuché sur une syllabe ou deux ...», a répondu, magnanime, le gouverneur du Texas.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Voici les temps forts du deuxième débat télévisé entre les candidats à l’élection présidentielle américaine, le vice-président démocrate Al Gore et le républicain George W. Bush, gouverneur du Texas. Ce débat, organisé à l’université Wake Forest à Winston-Salem, en Caroline du Nord, a duré une heure et demie. POLITIQUE ÉTRANGÈRE : MM. Bush et Gore ont passé la moitié du débat à discuter de politique étrangère et surtout du rôle des États-Unis dans le monde. M. Bush a indiqué qu’il enverrait des troupes dans une zone de conflit «si c’est dans l’intérêt stratégique de notre pays». Il a également estimé que les États-Unis devaient se montrer «humbles mais forts». «Si nous sommes une nation arrogante, ils nous en voudront», a-t-il estimé. Le vice-président Gore a estimé que la politique...