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Actualités - Chronologie

Yougoslavie et Proche-Orient au menu

La transition démocratique en Yougoslavie, et son redressement économique, mais également la situation au Proche-Orient et les virulentes critiques israéliennes envers l’Union européenne seront évoquées par les chefs d’État et de gouvernement des Quinze, réunis à Biarritz. Samedi, la présidence française de l’Union européenne a convié le nouveau président yougoslave Vojislav Kostunica à rencontrer les 15 chefs d’État et de gouvernement. M. Kostunica se rendra samedi après-midi à Biarritz et rentrera le soir même à Belgrade, a indiqué la présidence yougoslave. Jacques Chirac avait annoncé, dès le lendemain de la chute de Slobodan Milosevic, son intention d’inviter le nouveau leader yougoslave. Le président français entend lui «souhaiter la bienvenue dans la famille européenne et examiner avec lui le soutien que l’Union européenne peut apporter à la consolidation du processus démocratique en RFY», a écrit M. Chirac à ses homologues de l’Union. L’Union européenne est prête à lui apporter un vaste concours financier, le chiffre de 2,3 milliards d’euros sur 7 ans a été avancé. Mais l’attitude des Quinze doit parvenir à un consensus. Le commissaire européen aux Relations extérieures, Chris Patten, a estimé quant à lui que la RFY ne devait pas être privilégiée par rapport aux autres pays des Balkans. Les Quinze devraient évoquer l’ouverture imminente des discussions avec la République fédérale de Yougoslavie en vue d’un accord de stabilisation et d’association avec l’UE. La reconstruction de la RFY, exsangue après une décennie de dictature guerrière et les conséquences de l’embargo international, constitue un marché de choix pour les entreprises européennes qui entendent bien ne pas laisser passer cette occasion. Reste la délicate question du sort judiciaire du président déchu, Slobodan Milosevic, et de son éventuelle traduction devant le Tribunal pénal international (TPI), un procès que tous les pays ne souhaiteront pas forcément, a souligné un juriste européen sous couvert de l’anonymat. Interrogé sur cet aspect, le ministre français des Affaires étrangères, Hubert Védrine, a simplement indiqué avoir pris acte du refus de Vojislav Kostunica de livrer Milosevic au TPI. La question est posée de dissocier ou pas le sort de Milosevic de l’octroi rapide des aides européennes à la reconstruction. Le dossier du Proche-Orient est également mentionné dans l’invitation du président français. La France, qui préside l’Union européenne, a été nommément mise en cause par Israël qui l’accusait d’encourager l’intransigeance des dirigeants palestiniens. L’Union européenne et le Parlement européen ont été critiqués par Israël. La dénonciation particulièrement claire du geste «provocateur» d’Ariel Sharon a provoqué l’ire des responsables israéliens. De plus, l’adoption la semaine dernière par le Parlement européen d’une motion déplorant «fermement l’usage disproportionné de la force par l’armée israélienne» a également suscité le mécontentement d’Israël. Son ambassadeur auprès de l’Union européenne n’a pas manqué de le faire savoir à Bruxelles.
La transition démocratique en Yougoslavie, et son redressement économique, mais également la situation au Proche-Orient et les virulentes critiques israéliennes envers l’Union européenne seront évoquées par les chefs d’État et de gouvernement des Quinze, réunis à Biarritz. Samedi, la présidence française de l’Union européenne a convié le nouveau président yougoslave Vojislav Kostunica à rencontrer les 15 chefs d’État et de gouvernement. M. Kostunica se rendra samedi après-midi à Biarritz et rentrera le soir même à Belgrade, a indiqué la présidence yougoslave. Jacques Chirac avait annoncé, dès le lendemain de la chute de Slobodan Milosevic, son intention d’inviter le nouveau leader yougoslave. Le président français entend lui «souhaiter la bienvenue dans la famille européenne et examiner avec lui le...