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Actualités - Chronologie

La physionomie des marchés Beyrouth : marché prudemment attentiste

Le climat entourant le marché des changes de Beyrouth n’a subi aucun changement hier en attendant l’issue des contacts entrepris à tous les niveaux afin de trouver une solution au problème de l’enlèvement de trois soldats israéliens par le Hezbollah. En effet, certains opérateurs estimaient toujours devoir se positionner en dollar par précaution alors que d’autres, toujours confiants dans les grands moyens dont dispose la Banque du Liban (BDL) pour préserver la stabilité monétaire, continuaient à privilégier la livre libanaise sous le rapport de la rentabilité. Mais il n’en demeure pas moins que l’offre en dollar restait très rare, faisant de la BDL la principale contrepartie à la vente. En maintenant ainsi sa fourchette d’intervention en l’état entre 1 501,00 et 1 514,00 LL, la BDL est parvenue à faire clôturer le billet vert au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis le 9 septembre 1999, pendant qu’il se négociait pratiquement dans les échanges interbancaires au haut de cette fourchette, soit à 1 514,00 LL, ont indiqué les cambistes. Pourtant, ce mouvemant ne devait pas prendre beaucoup de dimensions hier, ne dépassant guère le seuil des 15 millions de dollars, entièrement placés à la vente par la BDL à 1 514,00 LL, ajoute-t-on dans ces mêmes milieux. Le sterling, le FS et le yen profitent du repli du dollar et de l’euro À l’étranger, le sterling et le franc suisse ont profité beaucoup plus hier de l’accès de faiblesse du billet vert sur les marchés des changes internationaux, tandis que les investisseurs ont réduit leurs achats en dollar à cause des mauvaises performances des marchés boursiers américains. Les marchés des valeurs mobilières aux États-Unis ont à nouveau trébuché hier, après leurs pertes de la veille, sans pour autant parvenir ensuite à recouvrer le terrain qu’ils avaient abandonné. Ce manque de direction des marchés boursiers américains n’a guère été enthousiasmant pour les investisseurs en quête d’actifs plus sûrs. Ceux-ci ont donc préféré transférer leurs avoirs en dollars dans d’autres devises, ont fait observer des analystes. En outre, l’annonce d’une nouvelle augmentation de la production industrielle en Allemagne de 1,1 % en août après 2,8 % en juillet est venue rassurer les investisseurs sur les perspectives de croissance dans la plus grande économie de la zone euro, privilégiant la monnaie unique sous ce rapport sur le dollar. Cela d’autant que le ministre français de l’Économie et des Finances Laurent Fabius a rejeté hier, devant l’Assemblée nationale, l’idée que la faiblesse de l’euro puisse être favorable à l’économie européenne, soulignant que cette situation avait des conséquences négatives en termes de coût du pétrole et en terme d’inflation importée. Mais après que les craintes tant envisagées d’une nouvelle salve d’interventions des banques centrales occidentales sur les marchés en faveur de l’euro se furent dissipées, celui-ci ne tardait pas de présenter quelques signes d’essoufflement. Dans ces conditions, le sterling et le franc suisse ont été sollicités à la hausse, les préférences des opérateurs se portant sur ces deux monnaies alors qu’ils hésitaient à acheter le dollar et ne voulaient pas acheter trop d’euros. Le yen a poursuivi lui aussi son mouvement d’appréciation contre le billet vert, profitant par moments des placements d’investisseurs étrangers dans des obligations japonaises, ont indiqué des analystes de marché. Cela étant, le dollar devait se négocier, à New York, hier sur un ton plutôt mitigé en attendant les chiffres des prix à la production et des ventes de détail aux États-Unis, demain, et ce, comme suit : – 0,8690 pour un euro contre 0,8715, la veille – 1,4605 pour un sterling contre 1,4555 – 2,2505 DM contre 2,2445 – 7,5480 FF contre 7,5270 – 1,7415 FS contre 1,7450 – 2 228,15 lires contre 2 221,50 – 107,60 yens contre 107,75. Bourse de Beyrouth : tendance partagée À la Bourse de Beyrouth, la tendance a été partagée hier entre la hausse des actions A de Solidere de 7 1/8 à 7 3/8 dollars et la baisse des actions C de la Byblos Bank de 1 13/16 à 1 3/4 dollar, dans un marché autrement stable sur le restant de la cote. En effet, l’indice général Lispi de toutes les valeurs libanaises cotées a augmenté de 0,25 % à 64,89 points, tandis que l’indice partiel LIBX des valeurs bancaires abandonnait 0,20 % à 140,91 points. Ce mouvement s’est déroulé dans des volumes d’affaires toujours minces avec au total 31 770 actions négociées d’une valeur globale de 48 021 dollars. Les Bourses américaines dans la tourmente Sur les places boursières internationales, la Bourse électronique Nasdaq est restée en pleine tourmente hier, toute la hausse emmagasinée depuis près d’un an étant effacée avec le plongeon continu des valeurs Internet et de haute technologie. L’indice composite du Nasdaq groupant plus de 5 000 sociétés, dont la moitié reflète la haute technologie, est retombé hier à son plus bas depuis fin mai pour revenir pratiquement à son niveau de début novembre 1999. La méfiance se propage donc vis-à-vis de ce secteur au fur et à mesure que les entreprises, grosses ou petites, diffusent des mises en garde sur leurs bénéfices. Dans ce contexte, ce sont les plus endettées (les télécoms) ou celles qui n’ont jamais, ou épisodiquement, fait de bénéfices (les valeurs Internet) qui plongent. Lucent Technologies, équipementier en télécoms et réseaux, Motorola, fabricant de matériels de télécoms, et le portail Internet Yahoo ont jeté un froid hier en promettant un avenir peu réjouissant avec notamment moins de profit au quatrième trimestre. La chute de l’euro aura également un impact négatif sur les résultats trimestriels d’autres sociétés, fait-on remarquer dans les salles de marché. De ce fait, d’autres grandes sociétés, dont America Online et Time Warner, étaient en baisse en dépit du feu vert de l’Union européenne à la fusion des deux groupes. Il en est de même de General Electric et de Paine Webber malgré la publication de résultats satisfaisants pour le troisième trimestre. Cela étant, l’indice Nasdaq n’a pu finalement recouvrer qu’une partie du terrain qu’il avait perdu, se situant aux alentours du seuil des 3 200 points après avoir frôlé les 3 100 points. Il en est de même de l’indice Dow Jones des industrielles qui a rechuté d’un plus haut à 10 566,68 points à un plus bas à 10 350,89 points avant d’afficher en préclôture, à 23h heure de Beyrouth, 10 429,69 points, en baisse de 94,71 points sur la veille. Accélération de la baisse des Bourses européennes La baisse des technologiques européennes s’est accélérée mercredi dans le sillage de l’aggravation des pertes du Nasdaq. En clôture, l’indice DJ Stoxx des technologiques a perdu 5,88 %, près de son plus bas annuel de 773,81 points de janvier. À la clôture de la plupart des places européennes, le Nasdaq gagne 0,38 % (après avoir lâché plus de 4 % en séance) et le Dow Jones 0,23 %. Le FTSE Eurotop 300 a reculé de 2,04 % et l’indice des vedettes Euro Stoxx 50, de 2,53 % après avoir enfoncé le soutien-clé de 4 798. Des analystes technologiques voient la prochaine barre psychologique à 4 700. Le marché a subi les effets de la baisse du Nasdaq dans un contexte d’abaissements de recommandations d’analystes sur les fabricants de puces informatiques, une mise en garde de Lucent sur ses résultats et des performances jugées décevantes de Yahoo et de Motorola. «Les institutionnels vendent sur tous les fronts, a dit Philipp Buchli, de Bank Julius Baer & Co. Le fait est que peu de gens souhaitent se trouver de l’autre côté». «Nous sommes proches d’un plancher, ajoute-t-il. Les valorisations atteignent un niveau où elles sont plutôt attractives. Vers ces niveaux, je procéderais à des achats à bon compte». Buchli cite les financières parmi les compartiments malmenés qui parviennent à des valorisations attractives. Deutsche Bank, CS Group, UBS AG et ABN Amro figurent toutes parmi les principales baisses du marché – de concert avec les homologues européens de Lucent, à savoir Alcatel, Ericsson et Marconi. Alcatel a perdu 8,95 %, Ericsson 9 euros à 137 et Marconi 6,36 %. Le groupe électronique allemand Siemens a perdu 3,30 % et la société de fibre optique Bookham, 14,11 %. Tokyo : au plus bas depuis mars 1999 La Bourse de Tokyo s’est fortement repliée mercredi pour inscrire un plus bas depuis un an et demi, à la suite d’importants dégagements opérés sur les valeurs technologiques qui l’ont nettement emporté sur les gains des titres défensifs. L’indice Nikkei 225 a perdu 314,15 points, soit l1,98 %, à 15 513,57, au plus bas depuis mars 1999, et le Topix 22,82 points, soit 1,54 %, à 1 459,75. «Les investisseurs sont tellement préoccupés de savoir où et quand s’arrêtera la baisse des valeurs technologiques américaines qu’ils accordent peu d’attention à l’évolution des défensives», a commenté Tetsuya Ishijima, d’Okasan Securities. Le contrat de décembre a cédé 440 points à 15 400 et l’indice Nikkei 300, 4,69 points, soit 1,60 %, à 286,67. Les replis l’ont emporté sur les progressions par 895 à 366 avec 149 valeurs inchangées, dans un volume qui est resté faible avec 500 millions de titres contre 466 millions mardi. Le géant de l’électronique NEC a abandonné 5,30 % à 2 150 yens après avoir inscrit un plus bas de l’année de 2 140 tandis que le premier fabricant japonais d’ordinateurs Fujitsu reculait de 5,20 %. Les fabricants de fibres optiques ont été particulièrement affectés par l’annonce de l’équipementier américain des télécommunications Lucent Technologies qui escompte une baisse de 25 à 29 % de ses résultats au quatrième trimestre.
Le climat entourant le marché des changes de Beyrouth n’a subi aucun changement hier en attendant l’issue des contacts entrepris à tous les niveaux afin de trouver une solution au problème de l’enlèvement de trois soldats israéliens par le Hezbollah. En effet, certains opérateurs estimaient toujours devoir se positionner en dollar par précaution alors que d’autres, toujours confiants dans les grands moyens dont dispose la Banque du Liban (BDL) pour préserver la stabilité monétaire, continuaient à privilégier la livre libanaise sous le rapport de la rentabilité. Mais il n’en demeure pas moins que l’offre en dollar restait très rare, faisant de la BDL la principale contrepartie à la vente. En maintenant ainsi sa fourchette d’intervention en l’état entre 1 501,00 et 1 514,00 LL, la BDL est parvenue à faire...