Championne olympique de relais en 1992, trois ans après son arrivée en équipe de France de biathlon, à l’âge de dix-sept ans, Corinne Niogret vise désormais la Coupe du monde et les Jeux de 2002. «À vingt-huit ans, je ne suis pas si vieille que cela. Disons que je suis plus ancienne que vieille. Certes, je viens de l’époque où il y avait trente filles au départ d’une Coupe du monde. Mais, à l’orée de ma douzième saison, je peux dire que je continue à progresser, affirme-t-elle. Maintenant, je pense aux Jeux olympiques de Salt Lake City avec l’unique idée d’y faire une médaille. Et, en individuel. Et de l’or aussi, en individuel ou par équipes. Quand même, dix ans après, ça aurait de la classe». Médaillée d’or à Albertville avec Anne Briand et Véronique Claudel et de bronze deux ans plus tard, Corinne Niogret avait raté ses derniers Jeux à Nagano en 1998 (16e sur 15 km et 25e sur 7,5 km). «Là-bas, la glisse nous avait trahis. En arrivant à Salt Lake City, je prierai tous les jours pour que cela ne nous arrive jamais plus...». Auteur de deux médailles aux derniers championnats du monde, l’or sur 15 km et le bronze sur 12,5 km et de sept podiums en Coupe du monde dont une victoire en 2000, «Coco» la petite blonde au sacré caractère, licenciée aux douanes de Brenot-Corcelles (Ain), ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. «Il faudra compter sur moi» «Cette saison, c’est clair, je vise le gain du classement général de la Coupe du monde (3e en 2000, 4e en 1999 et 1998, 5e en 1997). L’unique façon d’y arriver est de remporter le plus grand nombre de courses. Nous démarrons à Anterselva (Italie), un endroit que j’aime bien, où les gens de tout un village se mobilisent pour nous organiser une superbe compétition, dit-elle. En revanche, les championnats du monde en février ont lieu à Pokljuka, un endroit que je n’aime pas, où l’on fait 45 minutes de bus pour rejoindre les pistes et où il n’y a pas un chat. En huit ans, je n’ai pas vu plus d’une centaine de spectateurs à chaque compétition». Ses récents progrès, Corinne Niogret, leader de l’équipe de France, note les avoir réalisés dans sa vitesse de tir, grâce aux bons conseils du carabinier Jean-Pierre Amat, champion olympique à Atlanta. «Contrairement à d’habitude, j’ai bossé mon tir une bonne saison avant les Jeux olympiques. Ainsi, je ne tire plus ma première balle en 20 voire 25 secondes mais en 15 secondes. J’ai enfin trouvé la limite de la prise de risques, explique-t-elle. Maintenant, reste à l’appliquer dans le stress d’une compétition tout en étant aussi à la merci de sa condition physique. Au fil de la saison, je n’aurai pas tout le temps la même vitesse de tir et je ne serai peut-être pas là tout le temps, mais en tout cas, il faudra compter sur moi».
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Championne olympique de relais en 1992, trois ans après son arrivée en équipe de France de biathlon, à l’âge de dix-sept ans, Corinne Niogret vise désormais la Coupe du monde et les Jeux de 2002. «À vingt-huit ans, je ne suis pas si vieille que cela. Disons que je suis plus ancienne que vieille. Certes, je viens de l’époque où il y avait trente filles au départ d’une Coupe du monde. Mais, à l’orée de ma douzième saison, je peux dire que je continue à progresser, affirme-t-elle. Maintenant, je pense aux Jeux olympiques de Salt Lake City avec l’unique idée d’y faire une médaille. Et, en individuel. Et de l’or aussi, en individuel ou par équipes. Quand même, dix ans après, ça aurait de la classe». Médaillée d’or à Albertville avec Anne Briand et Véronique Claudel et de bronze deux ans plus tard,...