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Actualités - Chronologie

Fawaz Gruosi, le chevalier du diamant noir

 «La haute joaillerie autorise toutes les audaces. Une liberté dont il faut savoir se saisir pour en abuser sans limite. Réinventer les valeurs de la tradition, allier les styles classique et contemporain, mélanger le baroque au faste oriental». C’est là le credo d’un créateur joaillier dont la griffe, sur le plan international, se classe parmi les plus prestigieuses : Grisogono, le roi du diamant noir... Aux commandes de l’ensemble des quatre boutiques (Genève, Londres, Paris et Gstaad) que compte cette vénérable institution, on découvre un génie d’origine libanaise : Fawaz Gruosi, né Fawaz el-Hajj. De mère italienne, installé en Italie depuis son enfance, à la suite du décès paternel, Fawaz a dû adopter le patronyme maternel pour des raisons de facilité de la vie quotidienne et professionnelle sans jamais oublier ses origines. Après des débuts dans la joaillerie chez Gianni Bulgari, Fawaz Gruosi fonde «de Grisogono», sa propre maison. La naissance du diamant noir En 1997, Fawaz Gruosi a eu l’idée géniale de lancer dans la haute joaillerie le diamant noir. À la suite de la lecture d’un ancien ouvrage, il découvre une pierre noire très ancienne, quasi préhistorique, appelée «L’Orlof Noir», de quelque 190 carats... Une étude et des recherches plus poussées l’informent qu’en fait il s’agit d’un diamant blanc comportant de minuscules inclusions lui donnant une mystérieuse couleur foncée, profonde, proche du noir. Utilisée dans les années 30, sa rareté et des difficultés de taille majeures ont empêché la diffusion de cette pierre. D’autant plus qu’au cours de la taille apparaissent très souvent des défauts et des changements de couleur qui réduisent l’intérêt qu’elle présente et sa valeur... Sans compter la grande fragilité de cette gemme entraînant de pertes importantes durant le sertissage. Fasciné par ce diamant, Fawaz Gruosi fait le tour des mines de diamants pour réunir une quantité suffisante pour une collection... Une fois travaillé, le diamant noir devient une pierre incomparable, remportant un immense succès. Sa collection est une réussite mondiale, telle que le modeste diamant noir devient le joyau mystérieux, incomparable, associé à la griffe de Grisogono... En 1998, les créations de la maison, à partir de diamants noirs, soulèvent un enthousiasme général. De Genève à New York, de Paris à Londres et de Rome à Moscou l’engouement est unanime. Une pierre inconnue auparavant est devenue, grâce aux réalisations de Grisogono, du jour au lendemain la pierre vedette mondiale. Sur le marché des pierres précieuses, le prix du carat du diamant noir a explosé. Trois ans après le lancement de la première collection (1 500 pièces vendues), le succès se poursuit égal à lui-même. Le diamant noir est devenu le favori d’une vaste clientèle internationale. Il semble que la dernière découverte de Fawaz Gruosi est un diamant «vert eau» entouré de diamants noirs, le tout monté en bague. Mais la série est loin d’être close. Une «success story» proche d’un conte de fées qui fait d’un enfant libanais des années 60 le chevalier vaillant du diamant noir d’aujourd’hui... Légendes: A: Pavée de diamants noirs et blancs et sertie d’un diamant noir de 15 carats, une bague signée Grisogono. B: Jeu de cœurs en diamants noirs et blancs pour un bracelet où les styles se mêlent et s’harmonisent (de Grisogono). C: Montre-bijou, de haute perfection horlogère, à cadran noir rehaussé de chiffres en or gris et centre pavé de brillants, boîtier serti de brillants noirs. Bracelet en peau de requin (galuchat) rouge (de Grisogono).
 «La haute joaillerie autorise toutes les audaces. Une liberté dont il faut savoir se saisir pour en abuser sans limite. Réinventer les valeurs de la tradition, allier les styles classique et contemporain, mélanger le baroque au faste oriental». C’est là le credo d’un créateur joaillier dont la griffe, sur le plan international, se classe parmi les plus prestigieuses : Grisogono, le roi du diamant noir... Aux commandes de l’ensemble des quatre boutiques (Genève, Londres, Paris et Gstaad) que compte cette vénérable institution, on découvre un génie d’origine libanaise : Fawaz Gruosi, né Fawaz el-Hajj. De mère italienne, installé en Italie depuis son enfance, à la suite du décès paternel, Fawaz a dû adopter le patronyme maternel pour des raisons de facilité de la vie quotidienne et professionnelle sans jamais...