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Actualités - Chronologie

Le Beyrouth Club

 Fondé en 1880 sous le nom de «Club sportif de Beyrouth», ce prestigieux rendez-vous de la jeunesse dorée de l’époque organisait à l’origine des activités sociales et sportives réservées, à l’image des clubs anglais, aux seuls hommes. Les femmes n’y étaient admises qu’à titre d’épouses ou de sœurs. Peu à peu, la dimension sportive s’estompa au profit de la vocation sociale et, après avoir changé quatre fois de local, le club s’installa définitivement au roof de l’immeuble Sursock, reconstruit en 1934 et considéré jusqu’au lendemain de la Deuxième Guerre mondiale comme l’immeuble le plus imposant et le plus moderne de Beyrouth : salle de lecture, salle de billard, restaurant, bar, salons, salles de jeu (bridge et poker), rien ne manquait à ce club sélect dont les présidents de la République successifs - Émile Eddé, Alfred Naccache et Béchara el-Khoury étaient les présidents d’honneur. Une des premières associations à regrouper parmi ses membres musulmans et chrétiens, le Beyrouth Club était l’exemple de l’unité nationale et c’est là, entre autres, que furent discutés, dit-on, entre une partie de billard et l’apéritif, les préliminaires des accords électoraux qui menèrent à l’Indépendance en 1943. Les présidents Alfred Naccache et Petro Trad, monsieur Amine Beyhum, les frères Takieddine et les docteurs Kaddoura et Ghargour fréquentaient assidûment ce haut lieu (au sens propre et au sens figuré) de la vie beyrouthine. Le président Charles Hélou mais aussi les présidents Ahmed Daouk, Riad el-Solh et Khaireddine el-Ahdab y avaient également leurs heures. Les membres, exclus pour un moment du premier rang, se retrouvaient tous les 6 Mai pour assister, de la terrasse du club, au grand défilé militaire de la place des Martyrs, institué au temps du Mandat et perpétué après l’Indépendance… Gaby RAYESS Carnet posthume 
 Fondé en 1880 sous le nom de «Club sportif de Beyrouth», ce prestigieux rendez-vous de la jeunesse dorée de l’époque organisait à l’origine des activités sociales et sportives réservées, à l’image des clubs anglais, aux seuls hommes. Les femmes n’y étaient admises qu’à titre d’épouses ou de sœurs. Peu à peu, la dimension sportive s’estompa au profit de la vocation sociale et, après avoir changé quatre fois de local, le club s’installa définitivement au roof de l’immeuble Sursock, reconstruit en 1934 et considéré jusqu’au lendemain de la Deuxième Guerre mondiale comme l’immeuble le plus imposant et le plus moderne de Beyrouth : salle de lecture, salle de billard, restaurant, bar, salons, salles de jeu (bridge et poker), rien ne manquait à ce club sélect dont les présidents de la République...