Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Richard Cheney, partenaire incontournable de Bush

L’ancien secrétaire à la Défense Richard Cheney, colistier de George W. Bush, joue un rôle-clé et de plus en plus incontournable auprès du candidat républicain, dont il est l’éminence grise. En le désignant en juillet pour être son vice-président potentiel, M. Bush avait indiqué l’avoir choisi parce qu’il serait «un partenaire précieux». Il ne croyait peut-être pas si bien dire. Le gouverneur républicain, qui a endossé depuis dimanche les habits de président élu à défaut d’en avoir le titre officiel, a confié à ce proche de la famille le soin de mener à bien la «transition présidentielle» à Washington, alors qu’il compte lui-même rester dans son fief du Texas. M. Cheney, un homme politique reconverti dans les affaires où il a fait fortune, a participé à cinq transitions et connaît les ficelles de la Maison- Blanche. Avec James Baker, un autre membre de l’équipe du président George Bush, le père du gouverneur du Texas, M. Cheney est présenté comme le maître à penser de Bush fils, depuis le fiasco de la nuit électorale du 7 novembre, où sa victoire avait été annoncée puis retirée. À eux deux, associés aux stratèges texans de M. Bush à Austin, ils préparent le terrain pour le candidat, connu pour sa propension à déléguer avant de décider in fine de la voie à prendre. Richard Cheney semble toutefois omniprésent dans le processus de prise de décisions de M. Bush, qui ne cache d’ailleurs pas son admiration pour lui. À 59 ans, M. Cheney est un fidèle de la famille Bush et a la réputation d’être efficace même s’il est peu charismatique. «Lorsqu’il doit faire face à un problème immédiat et concret, il répond de manière pragmatique et éclairée», a récemment noté le Los Angeles Times. C’est déjà lui qui avait été chargé par Bush d’organiser la sélection d’un vice-président au printemps dernier, avant que le candidat républicain ne décide finalement de garder à ses côtés ce poids lourd de la politique. À la fois homme de l’ombre et confident, Richard Cheney apporte à George W. Bush son expérience du pouvoir et une certaine respectabilité. Sa nomination avait pourtant été inégalement perçue dans les milieux politiques, les républicains saluant en lui un homme d’expérience sans éclat et les démocrates décriant ses idées conservatrices. Il a dû essuyer, en outre, plusieurs orages pendant la campagne présidentielle sur ses prises de position très conservatrices à la Chambre des représentants, sur sa fortune, et parmi les siens, pour avoir parfois donné l’impression de faire campagne en traînant les pieds. La santé de Cheney est un autre souci, alors que cet ancien responsable des forces armées américaines pendant la guerre du Golfe a été victime la semaine dernière d’une petite crise cardiaque, la quatrième. Interrogé pour savoir si le stress lié à l’incertitude de l’élection présidentielle avait pu y contribuer, il avait répondu par la négative et souligné qu’il avait «vécu des moments plus difficiles». Avant de devenir secrétaire à la Défense en mars 1989, il avait été, à 34 ans, au milieu des années 70, secrétaire général de l’ancien président Gerald Ford puis membre républicain à la Chambre des représentants. Après l’échec de Bush (père) face à Bill Clinton, en 1992, Richard Cheney avait retrouvé le monde des affaires en devenant, en 1995, PDG de Halliburton, une société de service pétroliers qu’il a quittée cette année pour rejoindre George W. Bush.
L’ancien secrétaire à la Défense Richard Cheney, colistier de George W. Bush, joue un rôle-clé et de plus en plus incontournable auprès du candidat républicain, dont il est l’éminence grise. En le désignant en juillet pour être son vice-président potentiel, M. Bush avait indiqué l’avoir choisi parce qu’il serait «un partenaire précieux». Il ne croyait peut-être pas si bien dire. Le gouverneur républicain, qui a endossé depuis dimanche les habits de président élu à défaut d’en avoir le titre officiel, a confié à ce proche de la famille le soin de mener à bien la «transition présidentielle» à Washington, alors qu’il compte lui-même rester dans son fief du Texas. M. Cheney, un homme politique reconverti dans les affaires où il a fait fortune, a participé à cinq transitions et connaît les...