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Actualités - Chronologie

Une transition difficile

La transition présidentielle aux États-Unis va être difficile au moins dans un premier temps : de précieuses semaines ont déjà été perdues et George W. Bush, vainqueur autoproclamé, est pour l’instant privé de la coopération des services administratifs fédéraux. En endossant les habits de président-élu après l’annonce de sa victoire en Floride, le gouverneur républicain du Texas avait tenté de mettre l’Administration Clinton devant le fait accompli, en chargeant son colistier Dick Cheney de préparer la transition présidentielle. Pour faciliter le passage du pouvoir entre le président sortant Bill Clinton et son successeur quel qu’il soit, ce dernier dispose déjà de quelque 10 000 m2 de bureaux tout équipés, à un jet de pierre de la Maison-Blanche. Il a également à sa disposition un budget de 5,27 millions de dollars afin de recruter et mettre en place son équipe, et commencer à travailler sur les dossiers de la présidence. Mais l’Administration générale des services (GSA), l’agence gouvernementale chargée de fournir ses moyens matériels à l’Administration fédérale, a refusé de remettre les clés des bureaux à M. Bush, estimant que sa victoire restait toujours hypothétique, en raison des recours en suspens devant les tribunaux. «Tant que la justice restera saisie par les deux parties (...), nous estimerons que le résultat final reste incertain», a déclaré la porte-parole de cette agence, Beth Newberger. Le chef de la GSA, David Barram, s’est fondé sur une loi de 1963 régissant les règles de la transition présidentielle, pour estimer que George W. Bush ne remplissait pas encore les conditions pour être désigné comme le «vainqueur apparent» de l’élection présidentielle. Un responsable de la Maison-Blanche a démenti lundi des informations de presse selon lesquelles la décision de la GSA aurait été dictée par le secrétaire général de la Maison-Blanche, John Podesta. Le retard pris pour préparer la transition présidentielle risque de constituer un handicap sérieux au départ pour le prochain président, surtout s’il s’agit de George W. Bush. En tant que vice-président, son rival démocrate a en effet accès à tous les dossiers de la Maison-Blanche, il reçoit des briefings quotidiens sur tous les sujets relevant de la sécurité nationale. Il dispose d’une équipe déjà rodée à l’exercice du pouvoir et pourra la renforcer en puisant dans le personnel de l’Administration Clinton. George W. Bush va devoir, lui, constituer son équipe présidentielle et embaucher des centaines de collaborateurs, dont le passé devra être examiné à la loupe par les services du FBI avant qu’ils puissent être officiellement recrutés. Ces enquêtes peuvent prendre des semaines, voire même plusieurs mois pour certains postes, et il n’est pas certain que, si sa victoire se confirme, George W. Bush puisse disposer dès le 20 janvier, date de l’entrée en fonctions du nouveau président, d’une équipe au grand complet. Pour l’instant, le gouverneur du Texas n’a annoncé qu’une nomination, celle d’Andrew Card, au poste de futur secrétaire général de la Maison-Blanche. Il jouera à ce titre un rôle pivot au sein de l’équipe de transition, pour lequel il est parfaitement préparé. Cet ancien secrétaire aux Transports républicain avait aussi servi comme secrétaire général adjoint du président George Bush qui l’avait chargé, après sa défaite dans l’élection présidentielle de 1992, de coordonner la transition présidentielle avec le vainqueur, Bill Clinton.
La transition présidentielle aux États-Unis va être difficile au moins dans un premier temps : de précieuses semaines ont déjà été perdues et George W. Bush, vainqueur autoproclamé, est pour l’instant privé de la coopération des services administratifs fédéraux. En endossant les habits de président-élu après l’annonce de sa victoire en Floride, le gouverneur républicain du Texas avait tenté de mettre l’Administration Clinton devant le fait accompli, en chargeant son colistier Dick Cheney de préparer la transition présidentielle. Pour faciliter le passage du pouvoir entre le président sortant Bill Clinton et son successeur quel qu’il soit, ce dernier dispose déjà de quelque 10 000 m2 de bureaux tout équipés, à un jet de pierre de la Maison-Blanche. Il a également à sa disposition un budget de 5,27...