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Actualités - Communiques Et Declarations

Début de ramadan morose pour les Palestiniens

À Khan Younès, face au poste d’entrée de la colonie juive de Goush Katif, seul l’appel de l’imam rappelle aux habitants que le traditionnel jeûne a commencé. Le mois du ramadan, qui a débuté hier lundi, s’annonce morose dans la bande de Gaza à l’heure de l’intifada et des difficultés économiques. Le jeûne, puis l’«iftar», le repas du soir, Mouhja Abou Namousse, 55 ans, ne peut «même pas y penser». «Je ne passe plus la nuit chez moi, une roquette a crevé mon plafond, mes enfants sont dans la rue», se lamente-t-elle. Pendant quatre jours, depuis jeudi, les lieux ont été émaillés chaque après-midi de violents affrontements. Des sacs de sable ont poussé dans la rue, les étages des maisons sont piqués d’innombrables impacts et des dizaines de familles ont dû se replier ailleurs. Dans le centre-ville, sur les trottoirs, les friandises fétiches de la fête sont alignées sur les étals : halawa (pâte de sésame), fruits au sirop, crêpes aux amandes... Mais les clients regardent à la dépense. Gérant d’une grande épicerie, Asad Saffy prévoit un chiffre d’affaires inférieur de moitié pour ce ramadan, d’ordinaire son plus gros mois. «Les affaires sont au plus bas, les gens ne sont pas d’humeur, ils préfèrent économiser», dit-il. «Ils essaient par exemple de faire des gâteaux plus simples, sans dattes ni noix de coco». Le commerçant rencontre aussi des problèmes pour se faire livrer du sucre et de l’huile depuis que la route reliant le nord au sud de la bande n’est ouverte que trois heures par jour, coupant Khan Younès des approvisionnements arrivant d’Israël par le nord. La chorba, la traditionnelle soupe, devra se faire sans pâtes, dit M. Saffy en riant. Au nord de Khan Younès, à Qarara, plusieurs dizaines de familles passent le début du ramadan chez des voisins ou sous des tentes. Leurs maisons, situées près d’une route sur laquelle un attentat a été commis, il y a une semaine, contre un bus de colons, ont été rasées. Samiha Naïf Abdin, 54 ans, n’a pu sauver qu’un petit tapis de prière et un napperon doré : «C’était la nuit, on a entendu tirer. On est allé dormir chez nos voisins et quand on est revenu le matin, il n’y avait plus qu’un tas de poussière», dit-elle, assise à même le sable, sous sa tente livrée par le Comité international de la Croix-Rouge (CICR).
À Khan Younès, face au poste d’entrée de la colonie juive de Goush Katif, seul l’appel de l’imam rappelle aux habitants que le traditionnel jeûne a commencé. Le mois du ramadan, qui a débuté hier lundi, s’annonce morose dans la bande de Gaza à l’heure de l’intifada et des difficultés économiques. Le jeûne, puis l’«iftar», le repas du soir, Mouhja Abou Namousse, 55 ans, ne peut «même pas y penser». «Je ne passe plus la nuit chez moi, une roquette a crevé mon plafond, mes enfants sont dans la rue», se lamente-t-elle. Pendant quatre jours, depuis jeudi, les lieux ont été émaillés chaque après-midi de violents affrontements. Des sacs de sable ont poussé dans la rue, les étages des maisons sont piqués d’innombrables impacts et des dizaines de familles ont dû se replier ailleurs. Dans le...