Le marché libanais des changes était fermé hier, en raison du chômage officiel à l’occasion de la fête de l’Indépendance. Il reprendra ses activités dès aujourd’hui. Rappelons que la veille, le dollar avait clôturé au taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis le 9 septembre 1999, après que la Banque du Liban (BDL) eut maintenu sa fourchette d’intervention élargie entre 1 501,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente. Mais eu égard à la réticence des opérateurs à l’offre du billet vert dans une proportion qui dépasse les besoins commerciaux du marché en cette monnaie, les établissements de crédit de la place étaient amenés à le négocier pratiquement au haut de cette fourchette entre 1 513,50 et 1 514,00 LL et souvent en dehors de la BDL, selon les cambistes. L’euro toujours faible À l’étranger, l’euro s’est de nouveau affaibli hier sur les marchés des changes internationaux pour le deuxième jour consécutif, glissant sous le seuil de 0,8450 dollar et restant sans force contre les attaques du billet vert malgré les craintes récurrentes d’intervention de la Banque centrale européenne (BCE) et les incertitudes persistantes concernant l’élection présidentielle américaine. Pourtant, l’euro avait repris un peu de couleurs plus tôt à l’annonce de la décision de la Cour suprême de Floride de prendre en considération des décomptes manuels dans cet État, ce qui est censé favoriser le candidat démocrate Al Gore. Mais malgré ce contexte d’incertitude politique, le dollar a fait preuve hier d’une force de résistance étonnante. Il a, à en croire les professionnels, une capacité de résistance quelles que soient les nouvelles qu’on lui jette à la figure. Selon ces mêmes milieux, même si le candidat démocrate est élu aux États-Unis (ce dont doute la majorité des observateurs), l’euro risque de ne pas monter beaucoup face au billet vert, du fait de l’importance des positions prises par les gérants de fonds à long terme contre l’euro d’un côté, et de la persistance des flux de capitaux hors d’Europe et vers les États-Unis, d’un autre côté. À cet égard, on a fait référence hier aux négociations en cours concernant le rachat de l’américain Quaker Oats par le français Danone, et à la finalisation de l’offre d’achat de la banque allemande Deutsche Bank sur le groupe de services financiers américain National Discount Brokers. Par ailleurs, les craintes des cambistes de subir une nouvelle intervention de la BCE sur le marché s’effacent, même si certains analystes estiment que le gendarme monétaire pourrait être tenté de tirer une nouvelle salve aujourd’hui, alors que les marchés américains et japonais seront fermés pour le Thanksgiving et un jour férier au Japon. Par ailleurs, le yen est reparti à la baisse contre le dollar, souffrant de la crise politique qui secoue le gouvernement de Yoshiro Mori. Le ministre des Finances, Kiichi Miyazawa, a laissé entendre hier qu’il quitterait son poste au plus tard en décembre prochain à l’occasion d’un remaniement ministériel. Le Premier ministre Yoshiro Mori, dont le Cabinet a survécu à une motion de censure au début de la semaine, devrait remanier son équipe gouvernementale en décembre prochain. De ce fait, les propos de Miyazawa ont accru les inquiétudes du marché alors que le gouvernement japonais est déjà très affaibli. En outre, la livre sterling a reculé aussi contre le billet vert après la publication des minutes de la réunion de la Banque d’Angleterre des 8 et 9 novembre, qui ont montré un vote à l’unanimité en faveur d’un statu quo monétaire. «En lisant entre les lignes des minutes, on peut voir que le pendule s’oriente désormais vers la baisse des taux au Royaume-Uni», indique-t-on dans les milieux cambistes de la City. Compte tenu de toutes ces considérations, le dollar s’est montré généralement résistant, se négociant à New York comme suit : – 0,8430 pour un euro contre 0,8435, la veille – 1,4070 pour un sterling contre 1,4170 – 2,3200 DM contre 2,3190 – 7,7815 FF contre 7,7765 – 1,8040 FS contre 1,8035 – 2 296,90 lires contre 2 295,50 – 110,25 yens contre 110,05. Bourse de Beyrouth : marché clos La Bourse de Beyrouth était fermée hier, pour la fête de l’Indépendance, alors qu’elle avait présenté la veille des signes de faiblesse en prévenance de la nouvelle baisse des actions A et B de Solidere. En effet, il est à rappeler que l’indice général Lispi de toutes les valeurs libanaises cotées avait abandonné la veille 0,51 % à 64,54 points, dans un marché étriqué avec quelque 52 933 actions négociées d’une valeur totale de 31 415 dollars. La grande déprime des Bourses américaines Sur les places boursières internationales, l’incertitude sur le nom du futur président américain et les inquiétudes persistantes sur la santé des sociétés de la haute technologie continuaient à peser sur les marchés américains des valeurs mobilières. La perspective d’une victoire démocrate dans la course à la Maison-Blanche, après la décision de la Cour suprême de Floride, a donc pesé sur la tendance de la cote, car les investisseurs continuent à favoriser une Administration républicaine dont le programme paraît plus favorable à l’activité économique. Les titres du tabac, de la pharmacie et celui de Microsoft, dont le procès antitrust est actuellement en appel, étaient notamment en baisse, déprimés par la décision de justice favorable aux démocrates. Dans l’actualité boursière, la rechute de l’action du portail Internet Yahoo, sur fonds d’inquiétudes d’une baisse du chiffre d’affaires de cette société en raison de revenus publicitaires moindres, a pesé sur l’ensemble du secteur, déprimant fortement la Bourse électronique Nasdaq dont l’indice composite est retombé à moins de 2 800 points. En outre, les inquiétudes sur la performance financière d’autres sociétés américaines face au ralentissement de l’activité aux États-Unis restaient entretenues par les rumeurs, démenties par General Electric, selon lesquelles le conglomérat industriel s’apprêterait à lancer une mise en garde sur ses résultats du quatrième trimestre. Il en est de même du secteur bancaire américain qui est confronté à des problèmes de créances douteuses à un stade bien plus prématuré dans le cycle économique que cela devrait être le cas habituellement. De ce fait, la progression du titre Coca-Cola, une des 30 valeurs du Dow Jones des industrielles (le DJIA), est parvenue seulement à limiter les pertes de cet indice, après que le numéro un mondial des boissons gazeuses eut renoncé à acheter pour quelque 15,75 milliards de dollars le groupe Quaker Oats. Il a dû ainsi fluctuer entre un plus haut à 10 484,64 points et un plus bas à 10 371,64 points, avant d’afficher en préclôture, à 23h heure de Beyrouth, 10 397,42 points, en baisse de 97,08 points sur la veille. Les Bourses européennes au plus bas depuis un mois Les Bourses européennes ont clôturé au plus bas depuis un mois mercredi, entraînées par les TMT (technologie, médias, télécoms) et les bancaires et par le nouvel recul des marchés américains. Les incertitudes sur l’élection présidentielle américaine devraient encore peser sur les marchés tout au long de la semaine, et les volumes limités à la veille de la fête américaine de Thanksgiving ont aggravé la tonalité baissière du marché. «L’Europe suit les États-Unis et les perspectives de résultats ne semblent pas particulièrement bonnes pour les deux ou trois mois à venir», a dit Riccardo Bindi, de Lombard Odier. L’indice paneuropéen FTSE Eurotop 300 perdait 2,48 % à 1 567,96, après avoir touché son plus bas depuis le 19 octobre. Le DJ Euro Stoxx 50, limité aux valeurs vedettes, cédait 2,26 % à 4 783,56. La chute de 41,59 % du groupe informatique néerlandais Getronics, en raison d’une prévision de baisse des marges d’exploitation en 2001, a créé une onde de choc à travers tout le secteur technologique. Tokyo : poursuite de la baisse La Bourse de Tokyo a clôturé en baisse de 0,7 % mercredi, les incertitudes politiques tant au Japon qu’aux États-Unis continuant à peser sur les investisseurs, ont indiqué les opérateurs. L’indice de référence Nikkei-225 a perdu 107,15 points à 14 301,31, soit son niveau le plus bas depuis le 4 mars 1999 où il avait atteint 14 183,45 points. L’indice élargi Topix a abandonné 11,35 points à 1 346,58. Le volume des échanges a concerné 526 millions de titres contre 598,6 millions la veille. «Les investisseurs n’apprécient guère l’incertitude», a estimé Kazue Mayuzumi, analyste senior à Nikko Securities. «Nous ne savons toujours pas qui va gagner la Maison-Blanche. Le marché va rester nerveux tant que nous n’aurons pas de vainqueur». La Cour suprême de Floride a ordonné mardi aux autorités électorales de l’État de prendre en compte les résultats des nouveaux décomptes à la main décidés par certains comtés, donnant ainsi au démocrate Al Gore une chance de combler son retard sur George W. Bush et d’emporter la présidentielle. Le climat politique au Japon a également pesé sur les investisseurs. «Les investisseurs ont été déçus que Mori reste au pouvoir», a estimé Mayuzumi. «Ils n’espèrent plus aucune mesure économique nouvelle ni réforme tant que Mori restera au pouvoir», a-t-il ajouté. Le PLD de Koichi Kato, qui fait partie de la coalition au pouvoir, a échoué mardi à faire voter la censure – par une motion rejetée par 237 voix contre 190 – contre le Premier ministre Yoshiro Mori. M. Mayuzumi a également souligné que les investisseurs n’étaient non plus guère enclins à acheter des titres à la veille de jours fériés aux États-Unis comme au Japon.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Le marché libanais des changes était fermé hier, en raison du chômage officiel à l’occasion de la fête de l’Indépendance. Il reprendra ses activités dès aujourd’hui. Rappelons que la veille, le dollar avait clôturé au taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis le 9 septembre 1999, après que la Banque du Liban (BDL) eut maintenu sa fourchette d’intervention élargie entre 1 501,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente. Mais eu égard à la réticence des opérateurs à l’offre du billet vert dans une proportion qui dépasse les besoins commerciaux du marché en cette monnaie, les établissements de crédit de la place étaient amenés à le négocier pratiquement au haut de cette fourchette entre 1 513,50 et 1 514,00 LL et souvent en dehors de la BDL, selon les cambistes. L’euro toujours faible À...