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Actualités - Chronologie

Ce qu’ils ont dit de lui

Hier, quand je marchais sur le chemin que j’aimais et que tu cherissais tant, la lune, Fouad, m’a demandé de toi... La lune m’a demandé, où est «Tammouz»? Elle m’a demandé, alors que j’allais emboîter le pas au jour, quelle cause idéale conter à nos enfants ?. L’histoire de l’homme – Dieu, celui qui s’est revolté contre la vie d’ici bas et a défié le destin ou bien l’histoire de l’homme – homme, la tragédie des souffrances de son être, toutes les beautés de sa vie et de leur puissance. En fait, c’est l’histoire d’une pierre sertie dans un collier qui n’aspire qu’à devenir un jour un chapelet dans la main d’un croyant en Dieu. Ce jour-là, j’ai compris ô «Tammouz» pourquoi tu riais aux éclats pendant l’orage et pourquoi tu n’as ressenti aucun mal quand tu as trempé ta plume dans ton cœur et que tu as écrit pour nous l’histoire avec ton sang ! Ghassan Tuéni /1954 Je conçois Fouad Sleiman comme une unité poétique qu’on ne dissèque pas. Qu’elle trace des vers ou de la prose, sa plume est celle d’un poète. Je me retrouve dans cet écrivain poète comme dans un système indépendant de l’univers de la littérature ayant son soleil, ses astres et ses étoiles et tous gravitent dans un même firmament . Là où tu le rencontres, deux qualités l’annoncent: une tendresse d’un feu consumant et une parole de fer rougi. Cet agrégat humain désigné par Fouad Sleiman était une révolution qui vivait de son chef et était un orage qui cachait sous ses ailes le sourire de l’éclair et le rire tonitruant du tonnerre . Maroun Abboud/1953 Comme si, en ces instants qui l’attiraient vers la fin, il découvrait en lui-même le meilleur que peut atteindre l’homme; et c’est d’être lui-même, d’être son pays, d’être toute pierre, toute fleur et tout grain de terre qui s’y trouve . Adonis/1951 Je le lisais chaque matin dans sa rubrique unique dans le journal an- Nahar. Je jalousais cette plume enchanteresse, d’où trouve- t-elle ces mots que tout le monde connaît? Et qui n’ont ni secret ni étrangeté pour personne, mais une fois alignés dans la tribune Tammouz, ils deviennent un miracle ; de ces miracles qui vibrent de mille souffles, battent de mille cœurs et parlent mille langages. Zahia Kaddoura/1956 Fouad Sleiman annonce une ère nouvelle dans l’art de l’écriture basé sur l’émotivité, l’élan direct et la chaude opposition … … Je crois en un antagonisme révélé : il est le feu et l’eau et rien dans cet antagonisme que de l’harmonie …. Que laisse Fouad Sleiman à l’écrivain arabe ? Il délègue ses entrailles vidées par bribes dans le mot et un style difficile à reproduire quel qu’il soit . Il laisse un cri dans la longue absence, des griffes tendues et déchiquetées sur le corps du néant et un frisson sur le profil du mot. Ounsi el-Hajje/1956
Hier, quand je marchais sur le chemin que j’aimais et que tu cherissais tant, la lune, Fouad, m’a demandé de toi... La lune m’a demandé, où est «Tammouz»? Elle m’a demandé, alors que j’allais emboîter le pas au jour, quelle cause idéale conter à nos enfants ?. L’histoire de l’homme – Dieu, celui qui s’est revolté contre la vie d’ici bas et a défié le destin ou bien l’histoire de l’homme – homme, la tragédie des souffrances de son être, toutes les beautés de sa vie et de leur puissance. En fait, c’est l’histoire d’une pierre sertie dans un collier qui n’aspire qu’à devenir un jour un chapelet dans la main d’un croyant en Dieu. Ce jour-là, j’ai compris ô «Tammouz» pourquoi tu riais aux éclats pendant l’orage et pourquoi tu n’as ressenti aucun mal quand tu as trempé ta plume...