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Actualités - Chronologie

Sade est de retour

Après un silence de huit années, la chanteuse anglo-nigériane Sade, une des vedettes féminines internationales les plus populaires, vient de publier en Grande-Bretagne et en France son cinquième album, Lovers Rock (Epic/Sony Music). Le titre du disque fait référence à une forme de reggae, une des passions de Helen Folasade Adu, dite Sade, 41 ans depuis le 16 janvier dernier, apparue du jour au lendemain sur la scène internationale en 1984 avec l’album Diamond Life. Il prolonge la veine de ses enregistrements précédents, celle d’un jazz rock élégant porté par une voix grave, économe d’effets. Une recette qui a porté ses fruits : appuyé par les tubes Your Love Is King, Smooth Operator, Hang on to Your Love, le disque a été le premier d’une série de best-sellers. Ce premier assai, puis les albums suivants (Promise/1985, Stronger Than Pride/1988. Love de Luxe/1992, avec en sus un Best Of en 1995), ont totalisé à ce jour des ventes de 40 millions d’exemplaires, selon Epic. Promue vedette à contrecœur (cette ancienne choriste appréciait l’ombre sans autre ambition), Sade, jeune femme affable et posée, affirme que «rien ne la prédisposait à être dans la lumière». «Le succès nous est tombé dessus alors que nous n’étions pas préparés», expliquait-elle récemment lors d’une rencontre avec la presse parisienne. L’émploi de la troisième personne par la jeune femme ne trahit aucune prétention régalienne mais le souci de rappeler le rôle essentiel dans le processus de création de ses trois complices depuis les débuts, Paul Denman (basse), Andrew Hale (claviers) et Stuart Matthewman (saxophone, guitare). Sade a observé un silence de 8 ans parce que, dit elle, elle n’avait «rien de particulier à raconter». «Je ne veux pas faire un disque pour simplement occuper le terrain. Il faut d’abord que j’aie envie de me mettre au travail et, dans un second temps, que j’estime que ce travail soit digne d’être proposé au public». De surcroît, elle a connu, dit-elle, une vie familiale riche en événements heureux (la naissance il y a quatre ans de sa fille, Ila, née de sa liaison avec un musicien et homme de radio jamaïcain, Bobby Morgan, vivant en Afrique du Sud) ou malheureux (deuils familiaux, divorce d’avec un producteur de cinéma espagnol). Lorsqu’elle ne travaille pas, Sade mène, dit-elle, «la vie de n’importe qui», dans sa maison londonienne. Elle a deux passions : le jardinage («J’adore faire des choses de mes mains») et «conduire très vite ma voiture». «Je n’ai pas un train de vie extravagant, j’aime les plaisirs simples», affirme celle à qui la richesse «a apporté le bien le plus précieux, la liberté». Une chose, dit-elle, ne lui manque pas : les feux de la rampe et l’attention de tous les instants que suscite la gloire. «J’avoue que je suis un peu jalouse de Madonna quand je vois la facilité déconcertante avec laquelle elle vit sous l’attention constante des médias, j’aimerais avoir cette aisance, mais il n’y a rien à faire, ce n’est pas dans ma nature».
Après un silence de huit années, la chanteuse anglo-nigériane Sade, une des vedettes féminines internationales les plus populaires, vient de publier en Grande-Bretagne et en France son cinquième album, Lovers Rock (Epic/Sony Music). Le titre du disque fait référence à une forme de reggae, une des passions de Helen Folasade Adu, dite Sade, 41 ans depuis le 16 janvier dernier, apparue du jour au lendemain sur la scène internationale en 1984 avec l’album Diamond Life. Il prolonge la veine de ses enregistrements précédents, celle d’un jazz rock élégant porté par une voix grave, économe d’effets. Une recette qui a porté ses fruits : appuyé par les tubes Your Love Is King, Smooth Operator, Hang on to Your Love, le disque a été le premier d’une série de best-sellers. Ce premier assai, puis les albums suivants...