Et si nous parlions chiffons ? Non, je ne suis pas tombé sur la tête ! Et si tel est mon propos aujourd’hui, c’est que je fais référence aux images dont nous avons été abreuvés ces dernières semaines à la télé, avec la présentation de nouvelles collections à Paris. Mesdames – car c’est à vous particulièrement que je m’adresse – dites-moi si je me trompe ou non : ce que je vois défiler sur les podiums correspond-il bien à la notion que l’on se fait généralement de la mode ? Car dans mon optique, la «haute couture» actuelle relève davantage – je suis sans doute vieux jeu ! – de visions carnavalesques, de déguisement, pour ne pas parler de nudisme ou d’exhibitionnisme ! Certaines tenues sont réduites à des expressions tellement minimalistes que je me dis, vu leur prix, que le tissu est devenu une denrée rare dont le moindre centimètre revient aussi cher que le mètre carré dans le centre-ville ! Et laquelle d’entre vous, Mesdames, s’aviserait-elle de sortir ainsi (dé)vêtue, sans risquer de provoquer une nouvelle forme d’intifada ? Car cela relève de la provocation à l’état (im)pur ! Par contre, j’ai eu la bonne surprise de voir, toujours à la télévision, les créations de quelques jeunes stylistes libanais. Là, je puis dire, sans avoir retenu leurs noms, que nos jeunes se débrouillent très bien, qu’ils ont du goût, de l’élégance et que, même s’ils suivent parfois les courants du voyeurisme actuel, ils le font avec un sens certain de la retenue. Les riches broderies à l’orientale trouvent tout naturellement leur place dans leurs créations, le goût de l’or, des soieries précieuses ou des brocards. Mais, hélas, nul n’est prophète dans son pays et ils attendent à une consécration, ô combien en priorité qui, à défaut d’être locale, devrait sans trop tarder leur venir de l’étranger où l’on sombre de plus en plus dans la décadence «vestimentaire» ! Nos stylistes peuvent avec brio assurer la relève ! Alain PLISSON P.S. : Falbalas, film de Jacques Becker avec Micheline Presle.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Et si nous parlions chiffons ? Non, je ne suis pas tombé sur la tête ! Et si tel est mon propos aujourd’hui, c’est que je fais référence aux images dont nous avons été abreuvés ces dernières semaines à la télé, avec la présentation de nouvelles collections à Paris. Mesdames – car c’est à vous particulièrement que je m’adresse – dites-moi si je me trompe ou non : ce que je vois défiler sur les podiums correspond-il bien à la notion que l’on se fait généralement de la mode ? Car dans mon optique, la «haute couture» actuelle relève davantage – je suis sans doute vieux jeu ! – de visions carnavalesques, de déguisement, pour ne pas parler de nudisme ou d’exhibitionnisme ! Certaines tenues sont réduites à des expressions tellement minimalistes que je me dis, vu leur prix, que le tissu est devenu...