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Actualités - Chronologie

Hanoi sous le charme du président US

Au grand dam des officiels du régime communiste au pouvoir, des milliers de Vietnamiens de tous les âges se sont massés hier sur l’itinéraire de Bill Clinton parti visiter la ville. Sous un soleil radieux, les habitants de Hanoi ont renouvelé l’extraordinaire accueil que lui avaient offert jeudi soir des dizaines de milliers de personnes qui, malgré l’heure tardive, s’étaient spontanément massées sur le parcours entre l’aéroport et la capitale emprunté par l’illustre visiteur. Faisant fi des services de sécurité luttant contre cette masse de gens, Bill Clinton rayonnant a serré les mains tendues vers lui par cette foule enthousiaste alors que les agents des services secrets américains tentaient vaille que vaille de les tenir à distance. Perchés sur les murs, sur les lampadaires, sur les arbres et agglutinés aux balcons et aux fenêtres, il y avait des gens partout où le président américain pouvait être vu. «Président, président, Clinton, Clinton», scandaient les adolescents pressant le chef de l’État de s’approcher d’eux alors qu’il visitait le temple de la Littérature, édifice vieux de 930 ans, ayant survécu intact aux bombardements américains de Hanoi. Au cours de la visite d’un atelier, Bill Clinton a été salué par une formidable ovation alors qu’il apparaissait au balcon du premier étage du bâtiment. Ensuite la foule a continué d’enfler lorsque le président américain a fait une halte pour avaler un lait frappé à la banane et une soupe vietnamienne dans un restaurant local qui forme les enfants des rues aux métiers de la restauration. Quand le président est sorti, allant à la rencontre du Premier ministre vietnamien Phan Van Khai, il a été salué par une nouvelle salve d’applaudissements et le visiteur s’est une nouvelle fois employé à serrer des mains. «Il était très gentil. Il a parlé à tout le monde. Il disait “Enchanté de faire votre connaissance”», a raconté la caissière Mei Than, 25 ans. «Mais il ne m’a pas payé», a-t-elle ajouté malicieusement. Tous ces inconditionnels enthousiastes ont salué «le sourire, la gentillesse et l’attitude sympathique» du président américain. Ces débordements populaires spontanés pour la visite de Clinton, premier président américain à venir ici depuis la fin de la guerre, ont pris les dirigeants du régime communiste complètement par surprise. Hillary Clinton, elle aussi, a dû être protégée, d’une foule en délire et d’une forêt de mains tendues, par les agents de sécurité, alors qu’elle visitait le marché de la soie dans la vieille ville de Hanoi jeudi soir. Sa visite dans la ville a été suivie par une foule de centaines d’admirateurs hanoïens criant «Jolie, jolie» qui la suivaient dans les rues. Plus de la moitié de la population du Vietnam est née après 1975, date de la fin de la guerre, et n’a par conséquent aucun souvenir des terribles raids des bombardiers américains sur la ville. De nombreux Vietnamiens rêvent de partir étudier ou même d’immigrer aux États-Unis alors que les milieux d’affaires considèrent que le commerce avec l’Amérique constitue l’une des clés du développement économique futur du pays. Clinton est particulièrement populaire en raison de l’opposition dont il avait fait preuve dans sa jeunesse à la guerre du Vietnam. Son épouse Hillary s’est également rendue dans un village proche de la capitale où, après une rencontre avec les habitants, elle a annoncé une aide de 25 000 dollars en faveur du développement rural.
Au grand dam des officiels du régime communiste au pouvoir, des milliers de Vietnamiens de tous les âges se sont massés hier sur l’itinéraire de Bill Clinton parti visiter la ville. Sous un soleil radieux, les habitants de Hanoi ont renouvelé l’extraordinaire accueil que lui avaient offert jeudi soir des dizaines de milliers de personnes qui, malgré l’heure tardive, s’étaient spontanément massées sur le parcours entre l’aéroport et la capitale emprunté par l’illustre visiteur. Faisant fi des services de sécurité luttant contre cette masse de gens, Bill Clinton rayonnant a serré les mains tendues vers lui par cette foule enthousiaste alors que les agents des services secrets américains tentaient vaille que vaille de les tenir à distance. Perchés sur les murs, sur les lampadaires, sur les arbres et agglutinés...