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Actualités - Chronologie

Rencontre avec Harrison Ford

Commentant le thème du surnaturel dans son dernier film What Lies Beneath, Harrison admet ne pas être de nature «spirituelle». «Je mène une vie assez morale mais pas spirituelle au sens conventionnel du terme, dit-il, je ne crois pas en l’existence d’une vie après la vie, mais je crois au pouvoir de la nature, je suis plutôt du genre pratique et pragmatique». What Lies Beneath marque un léger tournant de carrière pour Harrison Ford ; après de longues années passées à jouer tout genre de héros, il explore enfin la catégorie des personnages «mauvais». Il a répondu aux questions de Raya Abi-Rached à la Mostra de Venise. L’Orient-Le Jour : Quelle différence y-a-t-il à jouer un «méchant» ? Harrison Ford : C’est totalement le même effet que de jouer des héros. Ce film était pour moi une occasion intéressante de travailler avec des personnes dont j’admire le travail et de m’embarquer dans une expérience différente. De plus, j’ai eu l’opportunité d’être utile au film grâce à ma réputation établie d’acteur aux rôles de héros ; cela a permis d’accentuer le mystère autour du personnage et d’induire le public en erreur. O-J : Est-il facile d’entrer dans l’esprit d’un personnage pervers ? H.F. : Il faut l’imaginer. Le travail de l’acteur est de développer son imagination pour comprendre les comportements de son personnage et pour exprimer les idées du film. Je n’ai éprouvé aucune difficulté à imaginer un professeur qui ait un ego aussi grand que celui de Norman Spencer, qu’il ait besoin de satisfaire cet ego, qu’il profite de l’opportunité de séduire une jeune femme. L’acteur découvre son personnage à mesure qu’il le joue. On n’interprète jamais une personne mauvaise, on joue une personne qui a réagi d’une mauvaise manière durant une situation donnée. On ne joue pas un héros, on joue un avocat ou un médecin ou un policier qui se comporte héroïquement dans des circonstances particulières. O-J : La presse vous a pourtant qualifié de héros, quand vous avez sauvé deux personnes lors d’un accident d’hélicoptère. H.F. : Je n’ai fait qu’utiliser mes trois ans d’expérience en pilotage d’hélicoptère pour être utile. Ce n’était pas de l’héroïsme, vu que je n’étais pas plus en danger que lors d’un vol de plaisance. O-J : Vous allez tourner bientôt une nouvelle suite à Indiana Jones ? H.F. : Oui, nous attendions d’avoir un bon script. Le procédé prend beaucoup de temps, vu les obligations de chacun. Je crois que nous avons là une bonne histoire, il n’y a pas de script, rien n’est encore signé, mais je devrais tourner un nouvel épisode des aventures d’Indiana Jones d’ici à deux ans, réalisé encore une fois par Steven Spielberg. O-J : Il vous arrive de jouer le même personnage plusieurs fois (Star Wars, Indiana Jones, Patriot Games), est-ce pour vous un plaisir ou un fardeau ? H.F. : C’est un plaisir, à condition de pouvoir raconter différentes histoires autour d’un même personnage, d’introduire de nouveaux éléments pour augmenter la compréhension du public par rapport à ce qu’il sait déjà. Par exemple, dans le dernier épisode, nous avons présenté le père – joué par Sean Connery – ce qui a révélé une face cachée d’Indiana Jones. Les spectateurs apprécient cela.
Commentant le thème du surnaturel dans son dernier film What Lies Beneath, Harrison admet ne pas être de nature «spirituelle». «Je mène une vie assez morale mais pas spirituelle au sens conventionnel du terme, dit-il, je ne crois pas en l’existence d’une vie après la vie, mais je crois au pouvoir de la nature, je suis plutôt du genre pratique et pragmatique». What Lies Beneath marque un léger tournant de carrière pour Harrison Ford ; après de longues années passées à jouer tout genre de héros, il explore enfin la catégorie des personnages «mauvais». Il a répondu aux questions de Raya Abi-Rached à la Mostra de Venise. L’Orient-Le Jour : Quelle différence y-a-t-il à jouer un «méchant» ? Harrison Ford : C’est totalement le même effet que de jouer des héros. Ce film était pour moi une occasion...