Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

DANS LE MONDE Interview exclusive avec Michelle Pfeiffer

What Lies Beneath représente, pour Michelle Pfeiffer, son premier grand succès au box-office depuis des années. L’actrice, qui incarne dans le film une femme trompée, s’est inspirée de sa vie personnelle. «Je ne peux imaginer une femme de mon âge qui n’ait pas connu la trahison, commente Michelle, et en tant qu’actrice, quel que soit le personnage que j’incarne, je lui apporte une expérience vécue». Raya Abi-Rached l’avait rencontrée lors du Festival de Venise. L’Orient-Le Jour : Trouvez-vous des ressemblances entre votre personnage, Claire, et les héroïnes classiques blondes et fragiles des films d’Alfred Hitchcock ? Michelle Pfeiffer : La différence principale entre les femmes des films d’Hitchcock et Claire est leur froideur ; Claire est bien plus vulnérable. Elle apprend à être héroïque, à mesure que l’histoire avance et se métamorphose en une personne plus forte. Les femmes «hitchcockiennes» étaient très intéressantes mais, de nos jours, les audiences sont plus exigeantes et ont besoin de voir des femmes plus accessibles. O-J : Comment avez-vous réussi à exprimer un tel degré de peur ? M.P. : Je me suis beaucoup référée aux instructions de Robert Zemeckis. Sa direction la plus précise était : «Maintenant tu es vraiment effrayée» (rires). Les acteurs, en général, se basent sur des sensations vécues, pour exprimer leurs émotions ; mais dans le cas de Claire, comme il serait impossible d’expérimenter un tel niveau de terreur, tout ce que je pouvais faire était de prétendre la terreur ! O-J : Mais n’avez-vous pas de cauchemars ou de phobies ? M.P. : Je fais des rêves d’eau horribles... Mes phobies ? Les araignées et l’eau, les foules et tous les lieux claustrophobiques. J’ai visité un sous-marin, durant mes vacances à Hawaï avec mes enfants, et j’ai détesté ça ! O-J : N’était-il donc pas difficile de tourner toutes ces scènes d’eau, noyée dans une baignoire, dans What Lies Beneath ? M.P. : Si, d’ailleurs les producteurs du film ont recruté pour moi un entraîneur de plongée sous-marine qui m’a donné des cours dans ma piscine. Le concept de respirer sous l’eau enclenche chez moi une panique immédiate. Ce n’est pas rationnel, mais c’est ça les phobies ! O-J : Beaucoup d’actrices se plaignent du manque de pouvoir des femmes à Hollywood et du fait que leurs homologues masculins touchent des cachets bien plus élevés, quel est votre avis sur la question ? M.P. : Des actrices comme Bette Midler, Goldie Hawn, Jessica Lange ou Sally Field ont commencé à produire des films depuis très longtemps, sauf que cela n’était pas aussi médiatisé qu’aujourd’hui. Quant aux rémunérations, prenez le cas de ce film : Harrison Ford est plus âgé que moi, il a tourné beaucoup plus de films et le cumul de leurs recettes au box-office équivaut à cinq fois les bénéfices de Dangerous Liaisons. Il n’est donc pas injuste que son cachet soit plus élevé que le mien. Je suis très bien payée pour un métier que j’adore, donc je ne peux pas me plaindre !
What Lies Beneath représente, pour Michelle Pfeiffer, son premier grand succès au box-office depuis des années. L’actrice, qui incarne dans le film une femme trompée, s’est inspirée de sa vie personnelle. «Je ne peux imaginer une femme de mon âge qui n’ait pas connu la trahison, commente Michelle, et en tant qu’actrice, quel que soit le personnage que j’incarne, je lui apporte une expérience vécue». Raya Abi-Rached l’avait rencontrée lors du Festival de Venise. L’Orient-Le Jour : Trouvez-vous des ressemblances entre votre personnage, Claire, et les héroïnes classiques blondes et fragiles des films d’Alfred Hitchcock ? Michelle Pfeiffer : La différence principale entre les femmes des films d’Hitchcock et Claire est leur froideur ; Claire est bien plus vulnérable. Elle apprend à être héroïque, à...