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Actualités - Chronologie

Les humoristes américains déchaînés

Les péripéties et coups de théâtre de la course prolongée à la Maison-Blanche ont fait ces jours derniers les délices des humoristes américains qui se déchaînent contre les candidats présidentiels. «Tôt ou tard, il va y avoir un gagnant, c’est ce que je crains», ironisait lundi soir David Letterman, vedette d’un show quotidien sur CBS, avant de suggérer : «Pourquoi ne pas se passer de président pendant un moment ?» L’humoriste Jay Leno, star du Tonight Show de la chaîne NBC, réclame quant à lui, sous les applaudissements, une «nouvelle élection mais cette fois avec de nouveaux candidats». Auparavant, il avait raconté la dernière blague selon laquelle «Moïse a d’abord reçu huit commandements, puis a demandé un nouveau décompte»... Dans la presse écrite, les caricaturistes s’en donnent également à cœur joie : «Attendez, attendez, trois votes par correspondance viennent d’arriver», annonce un responsable à Al Gore et George Bush, tous les deux les mains sur la Bible le jour de l’Investiture, dans un dessin du Buffalo News. La chaîne câblée Comedy Central, dans un programme intitulé Indécision 2000, a à sa disposition une galerie de comédiens incarnant Al Gore et George W. Bush dans les situations les plus hilarantes. A propos du décompte de voix en Floride, le commentateur de Comedy central indique que Bush, le plus souvent présenté comme un simplet, s’embrouillant dans les phrases les plus rudimentaires, «suggère que le processus pourrait arriver très rapidement à son terme en comptant six votes et en multipliant par un million». Sur Saturday Night Live, l’émission satirique hebdomadaire de NBC, deux acteurs parodient les candidats dans un remake de The odd couple, une pièce à succès filmée au cinéma avec Jack Lemmon, montrant la cohabitation explosive de deux grincheux : Al et George s’épient dans l’appartement, surveillent le réfrigérateur où chacun a mis une étiquette sur sa bouteille de lait et ses yaourts. À la façon des publicités tonitruantes pour les matchs de catch, très populaires aux États-Unis, l’humoriste Jay Leno, annonce également pour «mardi, mercredi, jeudi ou peut-être Noël» le résultat de la présidentielle et affuble les protagonistes du drame électoral de surnoms pittoresques: Barbara Bush, mère du candidat républicain, surnommée «Barbara, big bad mama, la mère de tous les décomptes» qui envoie au tapis les ennemis de son fils chéri, l’ancien secrétaire d’État James Baker «l’épiscopalien», et l’ancien secrétaire d’État démocrate Warren Christopher rebaptisé «Dracula». Pour sa part, David Letterman affirme sur le plateau de CBS que «388 bulletins de votes viennent d’être découverts sous le sparadrap» que George W. Bush arborait le week-end dernier. Quant au comptage manuel de tous les bulletins de vote du comté de Palm Beach, un humoriste suggére qu’il soit remplacé comme partout en Floride par... un concours de beauté. L’hebdomadaire Newsweek, qui a fait sa couverture avec un portrait hybride du prochain président américain, moitié Bush, moitié Gore, a suscité les quolibets des humoristes. «Quel cauchemar, un pédant (Gore) qui ne comprendrait rien à rien (Bush)», s’est exclamé Jay Leno. Un site Internet propose quant à lui un «guide pour électeur idiot» destiné aux résidents de Floride «et autres électeurs stupides» qui explique notamment «la technique simplifiée de la perforation» et affirme «que même si vous êtes mort, cela ne veut pas dire que nous ne pouvez pas voter». «Il est possible que vous ne connaissiez pas votre 43e président, jusqu’à ce qu’il soit temps de voter pour le 44e», avertit Dave Barry, un autre humoriste publié dans plusieurs journaux. «La faute en revient à Palm Beach où on peut voir partout errer des électeurs en détresse disant qu’ils ont voté accidentellement pour le mauvais candidat, ou deux, ou personne, ou la reine d’Angleterre».
Les péripéties et coups de théâtre de la course prolongée à la Maison-Blanche ont fait ces jours derniers les délices des humoristes américains qui se déchaînent contre les candidats présidentiels. «Tôt ou tard, il va y avoir un gagnant, c’est ce que je crains», ironisait lundi soir David Letterman, vedette d’un show quotidien sur CBS, avant de suggérer : «Pourquoi ne pas se passer de président pendant un moment ?» L’humoriste Jay Leno, star du Tonight Show de la chaîne NBC, réclame quant à lui, sous les applaudissements, une «nouvelle élection mais cette fois avec de nouveaux candidats». Auparavant, il avait raconté la dernière blague selon laquelle «Moïse a d’abord reçu huit commandements, puis a demandé un nouveau décompte»... Dans la presse écrite, les caricaturistes s’en donnent également...