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Actualités - Chronologie

Une mesure déjà appliquée dans l’Union

Avant la décision hier de la France de suspendre les farines carnées pour tous les animaux d’élevage, trois pays de l’Union européenne (Royaume-Uni, Danemark, Portugal), et dans une moindre mesure l’Irlande, avaient pris des mesures du même type. Ce sont, à l’exception du Danemark, les pays les plus touchés par la maladie de la vache folle. Conformément à une directive européenne de juillet 1994, les farines carnées sont aujourd’hui interdites dans l’Union pour nourrir les ruminants (bovins, ovins et caprins). La Suisse avait pris cette mesure dès décembre 1990. En 1996, confronté à l’extension fulgurante de l’encéphalopathie spongiforme bovine (ESB) dans son cheptel, le Royaume-Uni a été le premier pays européen à étendre cette interdiction à l’ensemble des animaux d’élevage (porcins, volailles, poissons). Le Portugal puis le Danemark ont ensuite adopté une interdiction similaire, tandis que l’Irlande n’autorise les farines carnées dans l’alimentation des cochons et des volailles qu’en attribuant une licence spécifique à chaque exploitant. Dans la pratique, ces licences ne sont jamais accordées aux exploitations avicoles. Si l’on excepte le Danemark, les quatre pays de l’UE qui ont adopté les mesures les plus drastiques sont aussi ceux qui, selon les derniers chiffres officiels, ont enregistré le plus grand nombre de cas de vaches folles. Le Royaume-Uni (177 416 cas au total), l’Irlande (556), le Portugal (466) et la France (179) viennent en effet bien avant la Belgique (18), les Pays-Bas (6), l’Allemagne (6 bêtes, mais toutes d’origine étrangère), le Danemark (2 bêtes, dont une d’origine britannique) et le Luxembourg (un cas). Les autres pays de l’UE (Autriche, Espagne, Finlande, Grèce, Italie et Suède) n’ont déclaré aucun cas officiel d’ESB. Hors l’Union européenne, la Suisse est de loin le pays le plus touché avec 362 cas. Le gouvernement helvétique se donne jusqu’à fin 2000 pour décider ou non d’étendre l’interdiction des farines carnées à tous les animaux, comme l’a préconisé le 4 novembre son Office vétérinaire fédéral (OVF). En Europe centrale et orientale, les politiques divergent. Si la Bulgarie assure suivre à la lettre les décisions communautaires en la matière, la Pologne autorise de son côté les farines carnées y compris pour les bovins. Parmi les pays qui ont réagi mardi à la décision de Paris de suspendre toutes les farines carnées, le plus en pointe a été le Portugal, qui en réclame l’interdiction dans l’ensemble de l’UE. Pour sa part, l’Italie avait fait savoir samedi, par son ministre des Politiques agricoles, Alfonso Pecoraro Scanio, que le Parlement national pourrait rapidement décréter une telle interdiction. L’Allemagne, la Belgique, la Grèce et les Pays-Bas ont jugé, de leur côté, que les décisions à ce sujet devaient être prises au niveau des Quinze.
Avant la décision hier de la France de suspendre les farines carnées pour tous les animaux d’élevage, trois pays de l’Union européenne (Royaume-Uni, Danemark, Portugal), et dans une moindre mesure l’Irlande, avaient pris des mesures du même type. Ce sont, à l’exception du Danemark, les pays les plus touchés par la maladie de la vache folle. Conformément à une directive européenne de juillet 1994, les farines carnées sont aujourd’hui interdites dans l’Union pour nourrir les ruminants (bovins, ovins et caprins). La Suisse avait pris cette mesure dès décembre 1990. En 1996, confronté à l’extension fulgurante de l’encéphalopathie spongiforme bovine (ESB) dans son cheptel, le Royaume-Uni a été le premier pays européen à étendre cette interdiction à l’ensemble des animaux d’élevage (porcins,...