Les enfants et les adolescents qui entament puis abandonnent des régimes alimentaires qu’ils s’imposent, souvent sans raison ont nettement plus de risques d’embonpoint ou d’obésité que les autres, ont indiqué les experts réunis à Long Beach (Californie) pour le congrès international de l’association nord-américaine pour l’étude de l’obésité (NAASO). Une étude réalisée auprès de 5.865 jeunes filles et 4.322 garçons de 9 à 14 ans montre ainsi que plus de 27 % des filles et 6,7 % des garçons avaient déjà suivi un régime pour maigrir et que, un an près le début de l’enquête, 2,7 % des adolescentes et 5,2 % des jeunes garçons présentaient déjà un surpoids important. Cette étude, réalisée entre 1996 et 1998 par des chercheurs et des médecins de l’école de médecine de Harvard, à Boston et du Brigham and Women’s Hospital, dans la même ville, montre aussi que quelle que soit la quantité de graisses, d’hydrates de carbone (glucides, sucres rapides et lents) ou de calories absorbée, les enfants et les adolescents qui se sont lancés à intervalles réguliers dans des régimes avaient beaucoup plus de risques de devenir gros que ceux qui n’avaient jamais éprouvé le besoin de maigrir. «Peu de gens sont capables de suivre un régime très restrictif au long cours et il est probable que pendant les périodes où les jeunes abandonnaient leurs diètes, ils se sont aussi laissés aller à des accès de boulimie», a expliqué le Dr Alison Field, qui a supervisé cette enquête. Trop gros «Nous devons encourager ces adolescents, adeptes précoces des restrictions alimentaires, à adopter une approche plus sereine des problèmes de poids et au lieu des régimes, qu’inévitablement ils abandonnent, nous devons trouver un moyen de leur faire pratiquer une activité physique et d’adopter des comportements plus sains face à la nourriture», a-t-elle ajouté. Afin de mieux connaître ces comportements, pour trouver le moyen de décoller les enfants de devant leur téléviseur et pour lutter contre l’absence d’activité physique qui affecte de nombreuses adolescentes – un phénomène que connaissent la plupart des pays industrialisés, mais qui, outre-Atlantique prend les allures d’un fléau – les autorités américaines ont annoncé mercredi le lancement d’une étude de grande ampleur. Destinée à mieux comprendre les causes de cette apathie des adolescentes et à proposer des mesures incitatives qui soient acceptables pour elles, cette enquête sera effectuée jusqu’en 2007 par les Instituts nationaux de la Santé (NIH), en coopération avec les enseignants. Elle sera menée dans une quarantaine d’écoles du pays, ce qui représente une population d’environ 5 000 adolescentes et pré-adolescentes. «Nous espérons ainsi être à même d’évaluer l’efficacité des stratégies déjà en place et de pouvoir en mettre d’autres sur pied, afin de renverser la tendance à l’inactivité, au surpoids et à l’obésité qui frappe particulièrement cette tranche d’âge», a souligné le Dr Elaine Stone, responsable de ce travail. Au cours des vingt dernières années, la fréquence de l’obésité chez les enfants et les adolescents américains a considérablement augmenté. Selon les données les plus récentes de l’Institut national du cœur, des poumons et du sang, 10 à 15 % des petits Américains de 6 à 17 ans doivent aujourd’hui être considérés comme au moins trop gros, ce qui représente un doublement par rapport aux enquêtes effectuées il y a deux décennies.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Les enfants et les adolescents qui entament puis abandonnent des régimes alimentaires qu’ils s’imposent, souvent sans raison ont nettement plus de risques d’embonpoint ou d’obésité que les autres, ont indiqué les experts réunis à Long Beach (Californie) pour le congrès international de l’association nord-américaine pour l’étude de l’obésité (NAASO). Une étude réalisée auprès de 5.865 jeunes filles et 4.322 garçons de 9 à 14 ans montre ainsi que plus de 27 % des filles et 6,7 % des garçons avaient déjà suivi un régime pour maigrir et que, un an près le début de l’enquête, 2,7 % des adolescentes et 5,2 % des jeunes garçons présentaient déjà un surpoids important. Cette étude, réalisée entre 1996 et 1998 par des chercheurs et des médecins de l’école de médecine de Harvard, à Boston et du...